Cellulaire – Étoiles **

Il y avait un certain temps que nous n’avions pas loué un film dont le scénario était tiré d’un écrit du roi du suspense et de l’horreur, Stephen King.

Dans les années 1980, l’écrivain procurait déjà au septième art de la matière à film d’épouvante. Les scénarios profitant des descriptions assez précises de l’auteur, il devenait assez facile pour un réalisateur d’atteindre son but en transposant sur grand écran le suspense que provoquent les écrits de King.

J’entends plusieurs cinéphiles se plaindre que la transposition efficace et de qualité n’a pas produit beaucoup de films à succès, de résultats cinématographiques très intéressants. Je dois leur donner raison. Les adaptations des livres de Stephen King qui ont fait mouche se comptent sur les doigts. Si incontestablement, le chef-d’œuvre de Stanley Kubrick, Shining : l’enfant lumière (1980) se trouve au sommet de la courte liste, si Misery (1990) s’y retrouve aussi, d’innombrables productions auraient mieux fait de ne pas exister. Les évadés (1994), La Ligne verte (1999) et Carrie (1976) font de la série de films acceptables une courte liste déjà impressionnante en soi.

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Cellulaire, réalisé par Todd Williams, dont c’est le cinquième film, ne fera pas partie de la courte liste. Malgré la présence de deux acteurs de renom que sont John Cusack et Samuel L. Jackson, le scénario tiré du roman du même nom, n’est pas bien rendu du tout.

Mélange  entre L’Événement de Night Shyamalan et un quelconque film de zombies, le résultat n’est reluisant ni pour le réalisateur ni pour Stephen King.

Si au début du film on ne comprend pas ce qui se passe, comme Clay Riddell (John Cusack) et Tom McCourt (Samuel L. Jackson), la fin ne nous éclaire guère. Il y a du fantastique dans ce film qui se voudrait d’horreur, mais qui n’effraie pas grand monde. Il y a tellement de téléséries et de films de zombies dans lesquels les héros tentent de survivre que les actes posés par Clay et Tom, ne nous surprennent vraiment pas. Le jeu des acteurs n’a rien d’exceptionnel et le fait de ne pas répondre aux questions les plus évidentes pour des raisons mystérieuses, en laisseront plusieurs froids devant leur écran.

Pas un bon Stephen King.

Béliers – Étoiles ***

Béliers du réalisateur Grimur Hakonarson raconte une histoire toute simple. Celle de deux frères, Gummi (Sigurdur Sigurjonsson) et Kiddi (Theodor Juliusson) qui malgré qu’ils soient voisins dans la campagne islandaise, ne se parlent plus depuis de nombreuses années.

Pourtant, ils se ressemblent. Ils exercent le même métier d’éleveur de moutons, ils partagent les mêmes aspirations de remporter le concours du plus beau bélier, ils ont les mêmes craintes de ne pas pouvoir vivre convenablement de leur travail ou, pire, de ne plus pouvoir exercer le métier.

Ce qui devait arriver arriva. La tremblante, cette maladie dégénérative chez les animaux d’élevage, est détectée d’abord par Gummi, ensuite par la santé publique. C’est l’hécatombe dans toute la région et les agriculteurs en arrachent encore plus qu’auparavant. Acceptant mal la situation, certains dépriment, d’autres sont choqués alors que d’autres se rebellent.

Le scénario expose assez justement l’atmosphère de la campagne islandaise et de ses habitants. Si le fond de l’histoire pouvait se passer n’importe où sur la planète, les décors extraordinaires de l’Islande rurale lui donnent une autre dimension. La fin du film nous rappelle l’amour familial que décrivait avec brio Jean-Claude Lauzon dans Un zoo la nuit.

Un film qui saura vous dépayser et qui, à la fois, saura venir vous chercher par les sentiments fraternels qu’on y décrit avec une grande sensibilité et un humour plutôt bon enfant. Sachez que le film est présenté en version originale avec sous-titres et qu’il est d’une durée d’à peine une heure et demie.