Le Berceau du Canada à Gaspé

Alain Lavoie alain.lavoie@tc.tc Publié le 1 septembre 2015
Berceau-1.jpg

Monument de la croix de Jacques-Cartier Ce monolithe de granite a été sculpté dans une carrière de Rivière-à-Pierre, dans la région de Portneuf. Ce monument est un cadeau du gouvernement du Canada à Gaspé, lors des fêtes du 400e anniversaire du passage de Jacques Cartier, en 1934. Livré par bateau, le monument est d’abord installé dans un parc sur la rue de la Reine. En 1979, il est déménagé près de la cathédrale du Christ-Roi. En 2012, le monument est installé sur le site de la Pointe O’Hara. Ce monument rappelle le geste posé par l’explorateur français Jacques Cartier lors de la prise de possession du territoire qui deviendra la Nouvelle-France.

Photos par . (Photo : Site web Berceau du Canada ou Site Historique de la Pointe O’Hara – Gaspé)

En 1765, Félix O’Hara est le premier propriétaire terrien de la Pointe O’Hara sous le régime britannique. Dès son arrivée à Gaspé, il érige un quai, construit des résidences, cultive ses terres, ouvre un magasin et une taverne en plus de contribuer directement à la naissance du village de Gaspé. Ancien militaire des troupes du général Wolfe, Félix O’Hara représente aussi le gouvernement à Gaspé: il est nommé juge, receveur de douane et lieutenant-gouverneur suppléant. Le site historique est nommé en son honneur pour rappeler l’importance de ce bâtisseur pour la région.

Photos par . (Photo : Site web Berceau du Canada ou Site Historique de la Pointe O’Hara – Gaspé)

L’époque des tavernes dura de 1769 à 1934. Ces débits de boisson étaient presque tous situés sur la pointe O’Hara, donc près du port. Aussitôt débarqués, les gens de mer se rendaient dans ces établissements alors réservés exclusivement aux hommes. Il arrivait fréquemment qu’ils y règlent leurs différends à coup de poing, mais la plupart du temps, la fraternité qui les unissait garantissait la tranquillité des lieux.

Photos par . (Photo : Site web Berceau du Canada ou Site Historique de la Pointe O’Hara – Gaspé)

En 1923, John F. Davis obtint de Francis G. Eden, pour la somme de 800 dollars, les lots de grève 195 et 196 sur la pointe O'Hara, comprenant une bâtisse située à l'est du magasin d'Isidore Morin. À cette époque, en plus de détenir un magasin général, Davis était marchand de charbon (il possédait un entrepôt), livrait des blocs de glace à domicile, tenait une boucherie ainsi qu'une poissonnerie. Ces deux services et la glacière se trouvaient dans la même bâtisse. Toutes les activités commerciales de John F. Davis étaient regroupées sur la pointe.

Photos par . (Photo : Site web Berceau du Canada ou Site Historique de la Pointe O’Hara – Gaspé)

Le 28 novembre 1865, les frères Collas vendirent à John Slous une partie d’un lot borné à l’est par un chemin et un petit pont et à l’ouest par leurs quais. Ils s’associèrent ensuite à cet important homme d’affaires de Gaspé pour ériger un magasin qui portera le nom de Collas & Slous. En février 1866, John Slous acheta de Georges Dumaresq le lot 3 d’une superficie de 14 366 pieds carrés, pour 370$ dans le but d’agrandir l’emplacement à l’arrière du magasin.

Photos par (Photo : Site web Berceau du Canada ou Site Historique de la Pointe O’Hara – Gaspé)

Après chaque mission conduite sur le terrain, le pilote rapporte quatre-vingt-seize plaques photographiques qui sont développées dans le laboratoire que l’on a sans doute aménagé dans l’un ou l’autre des appentis. S’y trouve aussi sûrement installé l’ingénieur-géographe chargé de dresser les cartes. Le premier été, de Lesseps et Monville effectuent 201 heures de vol. L’année suivante, en 1927, la CAFC ajoute une autre équipe de pilotes et d’ingénieurs basée à Val-Brillant. Cette équipe effectuera le même travail dans la partie ouest de la péninsule. Après une année d’opération, toute l’extrémité de la péninsule gaspésienne est photographiée. Une deuxième année permet à de Lesseps de faire le tour complet de la Gaspésie, de capter sur pellicule chaque village et accident topographique notable, banc de sable, barachois et vallée glacière. Ce bâtiment représente de l’ancienne scierie de Joseph Shaw. En 1926, elle est achetée par la Compagnie aérienne franco-canadienne (CAFC), puis transformée en hydrobase pour abriter les hydravions de Jacques de Lesseps. Ce bâtiment d’interprétation présente l’histoire de l’aviation et des transports à Gaspé. De plus, une grande ligne du temps expose l’évolution des transports à Gaspé, depuis l’arrivée de Jacques Cartier. C’est aussi le lieu pour apprécier les photos prises du ciel par Jacques de Lesseps et la CAFC en 1926 et 1927 ainsi qu’une maquette de l’hydravion utilisée pour effectuer ses vols.

Photos par (Photo : Site web Berceau du Canada ou Site Historique de la Pointe O’Hara – Gaspé)

Bien qu’ils soient amenés à fréquenter les pêcheurs et les missionnaires européens, les Micmacs, partout où qu’ils soient, conservent en bonne partie leurs modes de vie traditionnels. Ils se déplacent de part en part de la péninsule, passant l’été au bord de la mer où ils cueillent des crustacés et capturent du poisson comme le caplan. Au cours de l’hiver, ils gagnent le couvert forestier, ce qui leur permet de se garder des intempéries du grand large. Ils vivent alors principalement de la chasse au castor, au chevreuil et à l’orignal, mais aussi de la capture des poissons de ruisseau et de rivière. En conséquence, ils ont mis au point une panoplie d’accessoires et de techniques facilitant leurs activités de chasse et de pêche. Ainsi pêchent-ils le saumon au flambeau avec une fouine appelée nigog. Ils attrapent le poisson des ruisseaux à l’aide de nasses de leur cru. Ils construisent de petits canots qui leur permettent d’effectuer aisément des portages d’un lac à l’autre. Ils en possèdent aussi de plus grands, à rebords élevés en leur centre et courbés vers l’intérieur, grâce auxquels ils joignent des endroits aussi éloignés que la côte nord du Saint-Laurent les Iles-de-la-Madeleine et même Terre-Neuve. À la suite des premiers contacts avec les Européens, et au cours des quelques siècles qui ont suivi, les Micmacs n’ont pas abandonné leurs manières ancestrales de vivre. Ainsi, leurs contacts avec les Européens sont pour eux une occasion de renforcer des réseaux d’échanges commerciaux déjà existants. Ils alimentent aussi les Européens en produits aussi nouveaux que recherchés. Politiquement, ils occupent dès lors au sein des différents groupes amérindiens une situation privilégiée, plus particulièrement par rapport aux peuplades ancrées à l’intérieur du continent. (Source : Mario Mimeault http://www.encyclobec.ca)

Photos par (Photo : Site web Berceau du Canada ou Site Historique de la Pointe O’Hara – Gaspé)

Au cours de la période du port franc, il n’est pas surprenant que 9 pays ouvrent des consulats à Gaspé, où leurs navires doivent se rendre pour enregistrer leurs cargaisons avant de quitter le pays ou d’y entrer. Des marchands installés aux abords ou sur la pointe O’Hara représente la Suède et la Norvège (Félix Coffin puis les frères Lowndes). L’un de ces consuls, celui des États-Unis (aujourd’hui le motel Plante). D’autres hommes d’affaires agissent comme fondés de pouvoir pour des compagnies et des banques liées au commerce maritime ou transatlantique. Ainsi, Charles Lindsay représente la Commercial Union de Montréal. Les frères Lowndes sont les agents de la Gulf SS Company et de la Quebec Bank. John Eden travaille pour la Lloyds, de Londres. La famille LeBoutillier joue à elle seule un rôle de représentation tout aussi important qu’eux tous ensemble. John LeBoutillier veille aux intérêts de la Banque Nationale de Montréal. Horatio est un temps un consul des États-Unis et a été choisi par l’Italie et le Brésil pour surveiller les opérations de transit ayant trait à leurs économies respectives. Dans ces deux cas, il agit à titre de vice-consul. Antoine Painchaud, époux de sa sœur Élizabeth, représente l’Espagne en tant que consul. C’est l’un des marchés par excellence pour la morue. (Gaspé au fil du temps, p. 113.)

Photos par (Photo : Site web Berceau du Canada ou Site Historique de la Pointe O’Hara – Gaspé)

Depuis 2002, la Corporation Gaspé, Berceau du Canada œuvre à l’élaboration du projet Berceau du Canada. La construction du site a débuté à l’été 2012, avec la collaboration de la Ville de Gaspé.

Ce projet avait tout d’abord pour but de redonner accès à la rivière au citoyen de Gaspé en créant un parc riverain à la rivière York.

La construction de ce site a permis l’ajout d’un quai. Le réaménagement de la route dégage un espace qui permet des rassemblements publics. De plus, ce lieu d’interprétation de l’histoire de Gaspé est devenu un attrait touristique majeur pour la région.

Composé d’une résidence patrimoniale d’origine et de six bâtiments reconstitués, le site propose une représentation du cœur du village de Gaspé tel qu’il était en 1900. Cet ensemble présente un entrepôt, une taverne, un bâtiment de vente de photo, un magasin général, une hydrobase, une résidence ainsi qu’une base navale.

Dans chaque bâtiment se retrouve une zone d’interprétation, constituée d’objets anciens provenant de collections privées, de panneaux d’interprétation ainsi que de mises en scène historiques.

Avec les œuvres d’art et les reconstitutions de l’époque, ce site propose une vision de l’histoire de Gaspé dans un aménagement aux accents contemporains.

De plus, le site historique vient compléter le projet global de Berceau du Canada qui contient aussi un parcours patrimonial ainsi qu’un guide imprimé.

 

Mot du président

Fondée en 2002, la Corporation Gaspé, Berceau du Canada a pour mission de mettre en valeur la riche histoire de Gaspé. La Corporation a retenu le site de la Pointe du Vieux-Gaspé historiquement nommée Pointe O'Hara, pour y développer un site historique, apte à susciter l'intérêt de tous les visiteurs et citoyens de Gaspé.

La Pointe O'Hara fut l'un des hauts lieux de l'histoire nationale. Unique en Amérique du Nord, elle a été la scène, à travers les siècles, de nombreux événements majeurs marquant l'histoire du pays.

La Corporation est fière de présenter ce grand projet d'aménagement et de revitalisation du Vieux-Gaspé.

En vous souhaitant une belle visite!

Fabien Sinnett

Président fondateur

Le Berceau du Canada à Gaspé

Alain Lavoie alain.lavoie@tc.tc Publié le 1 septembre 2015

Berceau-1.jpg

Monument de la croix de Jacques-Cartier Ce monolithe de granite a été sculpté dans une carrière de Rivière-à-Pierre, dans la région de Portneuf. Ce monument est un cadeau du gouvernement du Canada à Gaspé, lors des fêtes du 400e anniversaire du passage de Jacques Cartier, en 1934. Livré par bateau, le monument est d’abord installé dans un parc sur la rue de la Reine. En 1979, il est déménagé près de la cathédrale du Christ-Roi. En 2012, le monument est installé sur le site de la Pointe O’Hara. Ce monument rappelle le geste posé par l’explorateur français Jacques Cartier lors de la prise de possession du territoire qui deviendra la Nouvelle-France.

Photos par . (Photo : Site web Berceau du Canada ou Site Historique de la Pointe O’Hara – Gaspé)

En 1765, Félix O’Hara est le premier propriétaire terrien de la Pointe O’Hara sous le régime britannique. Dès son arrivée à Gaspé, il érige un quai, construit des résidences, cultive ses terres, ouvre un magasin et une taverne en plus de contribuer directement à la naissance du village de Gaspé. Ancien militaire des troupes du général Wolfe, Félix O’Hara représente aussi le gouvernement à Gaspé: il est nommé juge, receveur de douane et lieutenant-gouverneur suppléant. Le site historique est nommé en son honneur pour rappeler l’importance de ce bâtisseur pour la région.

Photos par . (Photo : Site web Berceau du Canada ou Site Historique de la Pointe O’Hara – Gaspé)

L’époque des tavernes dura de 1769 à 1934. Ces débits de boisson étaient presque tous situés sur la pointe O’Hara, donc près du port. Aussitôt débarqués, les gens de mer se rendaient dans ces établissements alors réservés exclusivement aux hommes. Il arrivait fréquemment qu’ils y règlent leurs différends à coup de poing, mais la plupart du temps, la fraternité qui les unissait garantissait la tranquillité des lieux.

Photos par . (Photo : Site web Berceau du Canada ou Site Historique de la Pointe O’Hara – Gaspé)

En 1923, John F. Davis obtint de Francis G. Eden, pour la somme de 800 dollars, les lots de grève 195 et 196 sur la pointe O'Hara, comprenant une bâtisse située à l'est du magasin d'Isidore Morin. À cette époque, en plus de détenir un magasin général, Davis était marchand de charbon (il possédait un entrepôt), livrait des blocs de glace à domicile, tenait une boucherie ainsi qu'une poissonnerie. Ces deux services et la glacière se trouvaient dans la même bâtisse. Toutes les activités commerciales de John F. Davis étaient regroupées sur la pointe.

Photos par . (Photo : Site web Berceau du Canada ou Site Historique de la Pointe O’Hara – Gaspé)

Le 28 novembre 1865, les frères Collas vendirent à John Slous une partie d’un lot borné à l’est par un chemin et un petit pont et à l’ouest par leurs quais. Ils s’associèrent ensuite à cet important homme d’affaires de Gaspé pour ériger un magasin qui portera le nom de Collas & Slous. En février 1866, John Slous acheta de Georges Dumaresq le lot 3 d’une superficie de 14 366 pieds carrés, pour 370$ dans le but d’agrandir l’emplacement à l’arrière du magasin.

Photos par (Photo : Site web Berceau du Canada ou Site Historique de la Pointe O’Hara – Gaspé)

Après chaque mission conduite sur le terrain, le pilote rapporte quatre-vingt-seize plaques photographiques qui sont développées dans le laboratoire que l’on a sans doute aménagé dans l’un ou l’autre des appentis. S’y trouve aussi sûrement installé l’ingénieur-géographe chargé de dresser les cartes. Le premier été, de Lesseps et Monville effectuent 201 heures de vol. L’année suivante, en 1927, la CAFC ajoute une autre équipe de pilotes et d’ingénieurs basée à Val-Brillant. Cette équipe effectuera le même travail dans la partie ouest de la péninsule. Après une année d’opération, toute l’extrémité de la péninsule gaspésienne est photographiée. Une deuxième année permet à de Lesseps de faire le tour complet de la Gaspésie, de capter sur pellicule chaque village et accident topographique notable, banc de sable, barachois et vallée glacière. Ce bâtiment représente de l’ancienne scierie de Joseph Shaw. En 1926, elle est achetée par la Compagnie aérienne franco-canadienne (CAFC), puis transformée en hydrobase pour abriter les hydravions de Jacques de Lesseps. Ce bâtiment d’interprétation présente l’histoire de l’aviation et des transports à Gaspé. De plus, une grande ligne du temps expose l’évolution des transports à Gaspé, depuis l’arrivée de Jacques Cartier. C’est aussi le lieu pour apprécier les photos prises du ciel par Jacques de Lesseps et la CAFC en 1926 et 1927 ainsi qu’une maquette de l’hydravion utilisée pour effectuer ses vols.

Photos par (Photo : Site web Berceau du Canada ou Site Historique de la Pointe O’Hara – Gaspé)

Bien qu’ils soient amenés à fréquenter les pêcheurs et les missionnaires européens, les Micmacs, partout où qu’ils soient, conservent en bonne partie leurs modes de vie traditionnels. Ils se déplacent de part en part de la péninsule, passant l’été au bord de la mer où ils cueillent des crustacés et capturent du poisson comme le caplan. Au cours de l’hiver, ils gagnent le couvert forestier, ce qui leur permet de se garder des intempéries du grand large. Ils vivent alors principalement de la chasse au castor, au chevreuil et à l’orignal, mais aussi de la capture des poissons de ruisseau et de rivière. En conséquence, ils ont mis au point une panoplie d’accessoires et de techniques facilitant leurs activités de chasse et de pêche. Ainsi pêchent-ils le saumon au flambeau avec une fouine appelée nigog. Ils attrapent le poisson des ruisseaux à l’aide de nasses de leur cru. Ils construisent de petits canots qui leur permettent d’effectuer aisément des portages d’un lac à l’autre. Ils en possèdent aussi de plus grands, à rebords élevés en leur centre et courbés vers l’intérieur, grâce auxquels ils joignent des endroits aussi éloignés que la côte nord du Saint-Laurent les Iles-de-la-Madeleine et même Terre-Neuve. À la suite des premiers contacts avec les Européens, et au cours des quelques siècles qui ont suivi, les Micmacs n’ont pas abandonné leurs manières ancestrales de vivre. Ainsi, leurs contacts avec les Européens sont pour eux une occasion de renforcer des réseaux d’échanges commerciaux déjà existants. Ils alimentent aussi les Européens en produits aussi nouveaux que recherchés. Politiquement, ils occupent dès lors au sein des différents groupes amérindiens une situation privilégiée, plus particulièrement par rapport aux peuplades ancrées à l’intérieur du continent. (Source : Mario Mimeault http://www.encyclobec.ca)

Photos par (Photo : Site web Berceau du Canada ou Site Historique de la Pointe O’Hara – Gaspé)

Au cours de la période du port franc, il n’est pas surprenant que 9 pays ouvrent des consulats à Gaspé, où leurs navires doivent se rendre pour enregistrer leurs cargaisons avant de quitter le pays ou d’y entrer. Des marchands installés aux abords ou sur la pointe O’Hara représente la Suède et la Norvège (Félix Coffin puis les frères Lowndes). L’un de ces consuls, celui des États-Unis (aujourd’hui le motel Plante). D’autres hommes d’affaires agissent comme fondés de pouvoir pour des compagnies et des banques liées au commerce maritime ou transatlantique. Ainsi, Charles Lindsay représente la Commercial Union de Montréal. Les frères Lowndes sont les agents de la Gulf SS Company et de la Quebec Bank. John Eden travaille pour la Lloyds, de Londres. La famille LeBoutillier joue à elle seule un rôle de représentation tout aussi important qu’eux tous ensemble. John LeBoutillier veille aux intérêts de la Banque Nationale de Montréal. Horatio est un temps un consul des États-Unis et a été choisi par l’Italie et le Brésil pour surveiller les opérations de transit ayant trait à leurs économies respectives. Dans ces deux cas, il agit à titre de vice-consul. Antoine Painchaud, époux de sa sœur Élizabeth, représente l’Espagne en tant que consul. C’est l’un des marchés par excellence pour la morue. (Gaspé au fil du temps, p. 113.)

Photos par (Photo : Site web Berceau du Canada ou Site Historique de la Pointe O’Hara – Gaspé)


Depuis 2002, la Corporation Gaspé, Berceau du Canada œuvre à l’élaboration du projet Berceau du Canada. La construction du site a débuté à l’été 2012, avec la collaboration de la Ville de Gaspé.

Ce projet avait tout d’abord pour but de redonner accès à la rivière au citoyen de Gaspé en créant un parc riverain à la rivière York.

La construction de ce site a permis l’ajout d’un quai. Le réaménagement de la route dégage un espace qui permet des rassemblements publics. De plus, ce lieu d’interprétation de l’histoire de Gaspé est devenu un attrait touristique majeur pour la région.

Composé d’une résidence patrimoniale d’origine et de six bâtiments reconstitués, le site propose une représentation du cœur du village de Gaspé tel qu’il était en 1900. Cet ensemble présente un entrepôt, une taverne, un bâtiment de vente de photo, un magasin général, une hydrobase, une résidence ainsi qu’une base navale.

Dans chaque bâtiment se retrouve une zone d’interprétation, constituée d’objets anciens provenant de collections privées, de panneaux d’interprétation ainsi que de mises en scène historiques.

Avec les œuvres d’art et les reconstitutions de l’époque, ce site propose une vision de l’histoire de Gaspé dans un aménagement aux accents contemporains.

De plus, le site historique vient compléter le projet global de Berceau du Canada qui contient aussi un parcours patrimonial ainsi qu’un guide imprimé.

 

Mot du président

Fondée en 2002, la Corporation Gaspé, Berceau du Canada a pour mission de mettre en valeur la riche histoire de Gaspé. La Corporation a retenu le site de la Pointe du Vieux-Gaspé historiquement nommée Pointe O'Hara, pour y développer un site historique, apte à susciter l'intérêt de tous les visiteurs et citoyens de Gaspé.

La Pointe O'Hara fut l'un des hauts lieux de l'histoire nationale. Unique en Amérique du Nord, elle a été la scène, à travers les siècles, de nombreux événements majeurs marquant l'histoire du pays.

La Corporation est fière de présenter ce grand projet d'aménagement et de revitalisation du Vieux-Gaspé.

En vous souhaitant une belle visite!

Fabien Sinnett

Président fondateur