Un infirmier gaspésien en stage humanitaire au Burkina Faso réagit

Un infirmier gaspésien en stage humanitaire au Burkina Faso réagit

Mathieu Fullum

À la suite des attentats qui ont secoué la capitale du Burkina Faso, Ouagadougou, le 15 janvier, un infirmier originaire de Newport en stage humanitaire au Burkina Faso en 2014 se dit étonné et choqué par cette attaque.

Mathieu Fullum, un ancien étudiant en Soins infirmiers du Cégep de Rimouski, s’est envolé avec plusieurs étudiants de 3e année de son programme pour un stage d’un mois en mars 2014 en Afrique de l’Ouest, au Burkina Faso, dans le cadre de sa formation collégiale en Soins infirmiers.

Dans la ville de Pô, les étudiants ont découvert un monde chaleureux et accueillant, loin du climat de violences perpétrées le 15 janvier alors que des hommes de l’État Islamique ont ouvert le feu sur des dizaines de civils en plein cœur de la capitale, faisant 29 victimes, dont deux Québécois originaires du Bas-Saint-Laurent : « L’atmosphère n’était pas dangereuse du tout, c’était très calme et très accueillant. Ça me surprend beaucoup, ce qui vient d’arriver », exprime l’étudiant aujourd’hui infirmier en CHSLD à Chandler.

« Notre stage était à Pô, c’est une ville à quelques heures de Ouagadougou où s’est produit l’attentat. Nous sommes passés par la capitale, l’aéroport s’y situe et nous y avons dormi la première et la dernière nuit », poursuit l’infirmier de 22 ans.

Malgré tout, l’infirmier gardera un excellent souvenir de son expérience en Afrique : « Ce fut une expérience inoubliable j’y retournerais n’importe quand, même si j’ai entendu que le climat politique avait un peu changé depuis 2014. Il est sûr que de telles choses pourraient arriver encore, mais avant de partir, il faut toujours s’assurer que le climat politique est calme. Ce ne sont pas les Burkinabés qui ont fait ça. »