Temps d’images une exposition de Renel

Temps d’images une exposition de Renel

L'artiste Renel expose ses oeuvres à partir du 30 juillet au au Café-Bistro de La Vieille Usine de l’Anse-à-Beaufils.

Du 30 juillet au 13 août vous retrouverez les plus récentes œuvres de l’artiste Renel sur les murs du Café-Bistro à La Vieille Usine de l’Anse-à-Beaufils. 

Elle présente pour l’occasion une série de tableaux rassemblés sous le titre : « Temps d’images », en référence au rapport, tout sauf linéaire, qu’elle entretient avec le temps lorsqu’elle crée ses œuvres. Le vernissage aura lieu dimanche, le 30 juillet entre 15H et 17H, en présence de l’artiste.

« J’ai tenté d’éliminer la ligne de contour, autrefois apparente autour de mes formes, explique l’artiste Renel. Je désire laisser parler mon langage sans user de textures visuelles. J’étais curieuse de découvrir le résultat, je vois que la forme reste aussi forte et visible qu’avant. Ma recherche de fond devient plus spontanée. Je me suis, une fois de plus, laissé guider par l’attraction qu’ont sur moi la lune et le soleil, symboles omniprésents dans mon travail. Je vis dans l’espace, j’habite l’espace. Fréquemment le matin, en allant travailler, je prends un temps d’arrêt, j’observe le ciel, le soleil et le mouvement des arbres, je vis avec la nature et j’en prends conscience. »

Renel (Reynèlde Luce) naît en 1959 à Pabos Mills. Elle vit et enseigne les arts dans la région depuis plus de 30 ans. Après des études en arts plastiques au Cégep de Rimouski et en arts visuels à l’Université Laval à Québec, elle choisit de poursuivre avec un certificat en enseignement à l’Université du Québec à Rimouski, dans le but de partager sa passion et ses connaissances aux gens de son milieu.

Pour Renel, l’art, tout comme l’enseignement, sont les lieux d’échanges et de nouvelles visions sur le Monde et sur la vie. À l’intérieur du contexte scolaire, Renel réalise un grand nombre de décors et de murales.

En dehors de ce contexte, elle présente une exposition solo à Chandler et participe à quelques expositions collectives, telles que Bouillabaisse, première et deuxième édition aux Ateliers du funambule à Bonaventure, en 2014 et 2015 et à La galerie d’art de La Vieille Usine de l’Anse-à-Beaufils. À l’été 2017, elle présente Temps d’images au Café-Bistro de La Vieille Usine, une série de tableaux réalisés avec des pochoirs, à l’aérosol.

Fortement inspirée par l’oeuvre majeur de Jean-Paul Riopelle et particulièrement par Hommage à Rosa Luxembourg, Renel tente d’accéder à une plus grande liberté, en utilisant le pochoir. Joan Miro, Kittie Bruneau, Marc Chagall et Henri Matisse restent, pour l’artiste, de grandes sources d’inspirations. Ils ont en commun le fait d’avoir franchie des conventions avec leur art, tout en gardant un esprit empreint de l’enfance.

« Je comprends tôt la nécessité de créer mes propres images. Dans mon milieu, je ne suis pas poussé vers mes passions. Pour survivre et exister, je prends le chemin des études supérieures, en allant au cégep et à l’université. Je comprends qu’il me faut partager cette pulsion de vie, qui se traduit dans mon art, en enseignant aux adolescents et de le faire année après année avec la même passion. Ainsi s’allient deux univers qui me touchent beaucoup; les arts et la psychologie chez l’adolescent. Après plusieurs années d’exploration, c’est par hasard que je découvre cette manière que j’ai d’explorer mon langage; quelques gouttes d’encre de couleurs sur un carton mouillé. Tout un monde s’ouvre et se déploie devant mes yeux et dans ma tête. Je touche à l’huile, à l’acrylique, au dessin, à l’encre et aujourd’hui à l’aérosol. Je découpe des pochoirs spécialement pour l’exposition Temps d’images présentée entre juillet et août 2017 au Café-Bistro de La Vieille Usine de l’Anse-à-Beaufils. Le choix préalable des couleurs reste, peu importe le médium, le geste de départ pour la création. La nature domine mes oeuvres; le soleil, la lune, les arbres, la féminité, etc. Mes oeuvres racontent des histoires. Les personnages (femmes, animaux, plantes, astres) vivent entre la terre et l’espace, ils volent ou nagent, brassés par le vent ou les vagues. Ils sont d’un présent infini, où le rapport au temps n’existe pas. Les arbres s’enracinent, mais dansent librement, leurs corps étalés. Avec le pochoir, je tente de libérer le geste créatif, je retourne au geste primitif, moins détaillé », affirme Renel.

Du 30 juillet au 13 août. Vernissage le 30 juillet entre 15 h et 17 h au Café-Bistro de La Vieille Usine de l’Anse-à-Beaufils.