L'Océanic remporte la Coupe du Président

Serge Beausoleil très fier - Philippe Boucher parle d'injustice !

Réal-Jean Couture redaction_rimouski@tc.tc
Publié le 18 mai 2015

« C'est un sentiment indescriptible que de voir ce groupe uni qui a travaillé tellement.» Le directeur général et entraîneur-chef de l'Océanic de Rimouski, Serge Beausoleil, était quasiment sans voix, lorsqu'il a accepté de nous répondre, après cette victoire de 2-1 en 5e période du match décisif de la série finale de la Coupe du Président (LHJMQ) contre les Remparts de Québec.

 « C'est la 94e partie que l'on dispute cette année. C'est du gros hockey. Les gars avaient de l'énergie encore. On a continué, continué, continué. Il faut souligner le travail incroyable des Remparts. C'est une formation qui nous a repoussé dans nos derniers retranchements. Je pense que les grands gagnants sont les amateurs, ce soir. Un 7e match, deuxième période de prolongation et ultimement, l'avantage de la glace. C'est incroyable ! »

Avant le début de la finale, Serge Beausoleil disait souhaiter que ce soient les joueurs qui décident de l'issue de chacune des rencontres et de la série. Il est clair dans l'esprit du Nic en chef que c'est ce qui est arrivé. « Oui, oui. C'est exactement ce qu'on a vu. Ce fut un match difficile. Les Remparts ont joué un match extraordinaire et plus ça allait dans le match, plus ça s'allongeait, plus on savait qu'on prenait le contrôle du match. »

Les 3e et 4e trios de l'Océanic ont été très importants ce soir. Si Serge Beausoleil les a moins utilisés en 3e période, il a par la suite roulé le banc. « C'était important que tout le monde contribue. C'est important que l'on montre aux joueurs que d'être unis, c'est payant. »

L'Océanic de Rimouski ira à la Coupe Memorial, représentant fièrement la LHJMQ et donc, par la grande porte. Cette fierté est répétée par tous les membres de la formation.

 

LA VIE N'EST PAS JUSTE

Philippe Boucher, directeur général et entraîneur-chef des Remparts de Québec, n'était pas très heureux, lorsqu'il a rencontré les journalistes, longtemps après la fin du match. Il n'était pas dans la situation souhaitée.

« Ce que j'aurais aimé faire, cela aurait d'aller sur un podium là-bas, féliciter Monsieur Tanguay, féliciter les actionnaires de l'équipe locale, féliciter Éric Boucher et sa gang, féliciter Serge Beausoleil et ses joueurs. Là, je suis pogné à vous parler dehors, à côté de l'autobus. C'est ça que j'aurais aimé faire. C'est ça, de la classe.

C'est ça que tu es supposé faire. »

« Pour le reste: le call, tu l'as vu. Le joueur a laissé tomber son bâton à terre. Ça fait un an qu'on travaille fort de même. C'est la meilleure game de hockey que j'ai jamais vu. Je n'ai jamais vu une game de hockey avec des joueurs de 16 à 20 ans qui se défoncent des deux bords de même. Le trophée, tu ne peux pas le couper en deux. Les deux équipes l'auraient mérité. L'autre bord le sait et on le sait nous aussi. Si nous l'avions gagné, ils l'auraient mérité autant. Ça ne pouvais juste pas finir de même. Et là, on est dehors pour se parler. C'est injuste que ça se finisse comme ça. »

Quand il lui est demandé si cette situation est juste pour ses joueurs, Philippe Boucher réplique. « As-tu déjà vu une bonne game de hockey de même ? Ça ne devait pas finir de même. Cela étant dit, l'Océanic l'a mérité et je les félicite. C'est amplement mérité. C'est une bonne équipe de hockey. C'est dur à prendre pour nos jeunes dans le vestiaire. On leur dit que la vie n'est pas juste. C'est ce qu'on leur a dit. La vie est vraiment pas juste et s'ils ne le savaient pas avant aujourd'hui, ils viennent de l'apprendre. »

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