Le psychologue Pascal Soucy plaide coupable pour inconduites sexuelles

Le psychologue Pascal Soucy plaide coupable pour inconduites sexuelles

Le psychologue Pascal Soucy.

Crédit photo : Photo Courtoisie

(Texte d’Ariane Aubert Bonn) Le psychologue Pascal Soucy de Gaspé a plaidé coupable ce lundi aux éléments d’une plainte transmise à l’ordre des psychologues du Québec.

Trois victimes différentes sont mentionnées dans la plainte portée devant le conseil de discipline par le syndic de l’ordre Robert Vachon M.A.

Selon les faits rapportés dans la plainte, dans le premier cas, entre 2012 et 2015, M. Soucy aurait établi un lien sexuel et amoureux avec une cliente qu’il suivait à Chandler et Gaspé. Dans le second cas, il aurait développé une relation amoureuse et sexuelle avec une autre cliente entre 2015 et 2016 à Gaspé. Dans ces deux premiers cas, l’intimé a plaidé coupable à l’infraction prévue à l’article 26 du Code de déontologie des psychologues qui exige que «Pendant la durée de la relation professionnelle, le psychologue n’établit pas de liens d’amitié susceptibles de compromettre la qualité de ses services professionnels ni de liens amoureux ou sexuels avec un client, ne tient pas de propos abusifs à caractère sexuel et ne pose pas de gestes abusifs à caractère sexuel à l’égard d’un client, […]», ce qui, selon le Code des professions, est une infraction à l’honneur et à la dignité de la profession, tel que mentionné dans l’article 59.1 :« Constitue un acte dérogatoire à la dignité de sa profession le fait pour un professionnel, pendant la durée de la relation professionnelle qui s’établit avec la personne à qui il fournit des services, d’abuser de cette relation pour avoir avec elle des relations sexuelles, de poser des gestes abusifs à caractère sexuel ou de tenir des propos abusifs à caractère sexuel.»

Par conséquent, l’article 59.2 du même code serait également concerné, puisqu’il stipule qu’aucun professionnel ne peut exercer une fonction incompatible avec l’honneur, la dignité ou l’exercice de sa profession.

Un troisième élément contenu dans la plainte rapporte des comportements survenus à Sainte-Anne-des-Monts en 2016, où, M. Soucy aurait tenu des propos de nature sexuelle et inappropriés envers une cliente, ce qui est contraire à l’article 4 du Code de déontologie des psychologues, stipulant que ces professionnels doivent adopter une conduite irréprochable dans le cadre de leurs relations professionnelles. M. Soucy a plaidé coupable à ce chef dont découlent également les articles 59.1 et 59.2 du Code des professions.

En attendant la décision du conseil de discipline de l’Ordre des psychologues du Québec, M. Soucy peut poursuivre sa pratique professionnelle. Nous avons tenté de le joindre sans toutefois obtenir de retour. Sur la boîte vocale du centre de formation et de consultation Aux Trois Sources où il travaillait, le message indique M. Soucy n’est plus associé.