Le Parti Québécois s’inquiète des coupes en protection de la faune

Le Parti Québécois s’inquiète des coupes en protection de la faune

Depuis plusieurs années déjà, le Parti Québécois s’inquiète des coupes en protection de la faune dans la province.

Crédit photo : Photo gracieuseté.

En 2015, après avoir augmenté le prix des permis de pêche et de chasse, le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs avait promis de réinvestir les sommes supplémentaires ainsi perçues dans la protection de la faune.

Or, un nouveau ministre et deux années plus tard, il n’y a aucune trace de cet argent sur le terrain. Les chasseurs et pêcheurs s’entendent : ils ne voient pas les agents et le braconnage est un problème en croissance.

En bref…

Une somme de près d’un demi-million de dollars a été coupée dans le budget de fonctionnement des directions régionales de la protection de la faune.

Le Québec compte 52 agents de protection de la faune de moins qu’en 2011; les 40 nouveaux postes que le ministre a annoncés ne couvrent donc même pas les pertes des dernières années.

« Au Parti Québécois, on reconnaît l’importance de la faune et on croit que les gens qui pratiquent la chasse et la pêche devraient avoir droit à un plus grand respect. Au lieu de ça, le gouvernement retire aux agents de protection de la faune les moyens d’exercer leurs missions. Un budget réduit signifie évidemment moins d’heures de surveillance, moins de sorties en forêt et plus de paperasse. La coupe de 500 000 $ dans le budget de fonctionnement correspond, financièrement, à l’abolition de 10 bureaux régionaux », souligne le porte-parole de l’opposition officielle en matière de forêts, de faune et de parcs Sylvain Roy.

« Sur la Côte-Nord, il y a 17 agents de protection de la faune pour couvrir 250 000 kilomètres carrés de territoire. C’est nettement insuffisant, comme nous le rappellent les gens sur le terrain. À Schefferville, il n’y a aucun agent, même si le bureau est équipé pour accueillir six employés. Sur l’île d’Anticosti, le joyau écologique du premier ministre, il n’y en a qu’un seul, et c’est un poste à temps partiel. Le Syndicat des agents de protection de la faune nous dit qu’il en faudrait quatre, en moyenne, par bureau. Sur la Côte-Nord, on est bien loin du compte », a pour sa part dénoncé la députée de Duplessis Lorraine Richard.

« La situation est alarmante et le ministre ne semble pas avoir l’intention d’agir pour régler les problèmes. À cause de ce manque de ressources, le climat sur les territoires de chasse se détériore. Bien souvent, les conflits se règlent sur les médias sociaux, puisque personne n’est là pour faire respecter la loi. Nous avons hâte que le ministre respecte ses engagements et réinvestisse massivement dans la protection de notre plus grand patrimoine collectif », a conclu le député de René-Lévesque Martin Ouellet.