La réforme scolaire : les ingrédients de base à sa réussite

Publié le 17 août 2015

Suzanne Roy, Présidente de l’Union des municipalités du Québec et mairesse de Sainte-Julie.

À l’aube d’une réforme de la gouvernance scolaire qui s’annonce de plus en plus comme un événement incontournable, le monde municipal se sent interpellé, et cela à juste titre. Voyons les ingrédients qui nous semblent essentiels à sa réussite.

Rappelons d’abord que le ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, monsieur François Blais, a annoncé qu’il déposera, cet automne, un projet de loi modifiant la gouvernance scolaire, en mettant notamment sur pied des conseils scolaires qui remplaceraient les commissions scolaires. Les élues et élus municipaux seraient invités à y siéger.

Pour ma part, la participation du monde municipal à ces conseils est une excellente idée. Nous sommes des gouvernements de proximité. Nous connaissons mieux que personne les besoins des citoyennes et citoyens et les attentes des familles qui sont des plus diversifiées. Renforcer le partenariat entre le monde scolaire et le monde municipal ne peut que s’avérer gagnant pour la population. Voilà un premier ingrédient essentiel.

Le deuxième est un meilleur partage des ressources entre les milieux scolaire et municipal. Je pense ici aux infrastructures, aux équipements, à la diversification de l’offre de sports et de loisirs, aux coûts d’entretien des édifices et terrains publics utilisés par les établissements scolaires, à la sécurité aux abords des zones scolaires et au personnel de soutien. Assis à la même table, il sera plus facile de discuter de ces questions et d’y trouver des réponses innovantes et efficientes.

Le troisième et non le moindre est le financement du réseau scolaire. Les problèmes actuels ne doivent pas être transférés aux municipalités sans que des solutions n’aient été identifiées. La position des élues et élus municipaux est claire : pas de nouvelles responsabilités sans un financement additionnel adéquat, que ce soit pour la perception de la taxe scolaire, le transport écolier ou la gestion des immeubles scolaires. La réforme ne doit pas non plus se traduire par un empiètement dans le champ fiscal des municipalités, soit l’impôt foncier. Les contribuables y seraient perdants.

Bref, la réforme de la gouvernance scolaire annoncée pour l’automne doit être une occasion de renforcer le partenariat scolaire-municipal, d’augmenter l’efficience dans l’utilisation de nos ressources et de mieux servir la population, et cela, pour le plus grand bénéfice des principaux concernés: les élèves!

Suzanne Roy

Présidente de l’Union des municipalités du Québec

Mairesse de Sainte-Julie

En manchette

Iran: Amir Khadir fait la grève de la faim

POLITIQUE. Le député de Québec solidaire Amir Khadir a entamé vendredi soir une grève de la faim symbolique de 48 heures en solidarité avec avec la professeure à la retraite de l’Université Concordia Homa Hoodfar détenue dans une prison de Théhéran depuis le début du mois de juin.

La réforme scolaire : les ingrédients de base à sa réussite

Publié le 17 août 2015

Suzanne Roy, Présidente de l’Union des municipalités du Québec et mairesse de Sainte-Julie.


À l’aube d’une réforme de la gouvernance scolaire qui s’annonce de plus en plus comme un événement incontournable, le monde municipal se sent interpellé, et cela à juste titre. Voyons les ingrédients qui nous semblent essentiels à sa réussite.

Rappelons d’abord que le ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, monsieur François Blais, a annoncé qu’il déposera, cet automne, un projet de loi modifiant la gouvernance scolaire, en mettant notamment sur pied des conseils scolaires qui remplaceraient les commissions scolaires. Les élues et élus municipaux seraient invités à y siéger.

Pour ma part, la participation du monde municipal à ces conseils est une excellente idée. Nous sommes des gouvernements de proximité. Nous connaissons mieux que personne les besoins des citoyennes et citoyens et les attentes des familles qui sont des plus diversifiées. Renforcer le partenariat entre le monde scolaire et le monde municipal ne peut que s’avérer gagnant pour la population. Voilà un premier ingrédient essentiel.

Le deuxième est un meilleur partage des ressources entre les milieux scolaire et municipal. Je pense ici aux infrastructures, aux équipements, à la diversification de l’offre de sports et de loisirs, aux coûts d’entretien des édifices et terrains publics utilisés par les établissements scolaires, à la sécurité aux abords des zones scolaires et au personnel de soutien. Assis à la même table, il sera plus facile de discuter de ces questions et d’y trouver des réponses innovantes et efficientes.

Le troisième et non le moindre est le financement du réseau scolaire. Les problèmes actuels ne doivent pas être transférés aux municipalités sans que des solutions n’aient été identifiées. La position des élues et élus municipaux est claire : pas de nouvelles responsabilités sans un financement additionnel adéquat, que ce soit pour la perception de la taxe scolaire, le transport écolier ou la gestion des immeubles scolaires. La réforme ne doit pas non plus se traduire par un empiètement dans le champ fiscal des municipalités, soit l’impôt foncier. Les contribuables y seraient perdants.

Bref, la réforme de la gouvernance scolaire annoncée pour l’automne doit être une occasion de renforcer le partenariat scolaire-municipal, d’augmenter l’efficience dans l’utilisation de nos ressources et de mieux servir la population, et cela, pour le plus grand bénéfice des principaux concernés: les élèves!

Suzanne Roy

Présidente de l’Union des municipalités du Québec

Mairesse de Sainte-Julie