Funérailles des victimes de l'attentat au Burkina Faso

Publié le 6 février 2016

THE CANADIAN PRESS/Jacques Boissinot

Plusieurs centaines de personnes, dont le premier ministre Justin Trudeau et l'ambassadeur du Burkina Faso au Canada, ont assisté samedi aux funérailles des six victimes québécoises de l'attentat terroriste du 15 janvier au Burkina Faso, samedi à Québec.

Parmi les victimes, quatre membres d'une même famille: Gladys Chamberland et son conjoint Yves Carrier, 65 ans, de même que leur fils Charlelie et sa demi-soeur, Maude. Les deux autres étaient leurs amis, Louis Chabot et Mme Bernier. Ils étaient partis ensemble au Burkina Faso afin de participer à la construction d'une école, pour le compte de la Congrégation des sœurs de Notre-Dame du Perpétuel Secours

Le groupe de six bénévoles en coopération internationale a été fauché au cours d'une attaque menée par des terroristes islamiques dans un lieu fréquenté par des étrangers, dans la capitale, Ouagadougou. Il s'agit du plus lourd bilan de victimes canadiennes au cours d'un attentat terroriste depuis les événements du 11 septembre 2001.

Une première cérémonie privée pour saluer la mémoire de Suzanne Bernier s'est déroulée à l'église St-Thomas-d'Aquin, dans le secteur Sainte-Foy, en fin de matinée.

Puis, en milieu d'après-midi, l'église Saint-Sacrement accueillait les funérailles communes de cinq autres victimes québécoises de l'attentat. L'édifice était bondé pour cette deuxième cérémonie. Des dizaines de personnes sont même restées à l'extérieur.

Les représentants des médias ont pu entrer avant le début du service, mais ont été invités à sortir pendant l'office religieux. Les photos des cinq victimes et des gerbes de fleurs étaient exposées devant l'autel, mais un seul cercueil s'y trouvait. L'église était remplie, et la section avant, réservée aux proches, a donné lieu à plusieurs scènes de réconfort.

Divers dignitaires étaient sur place dont M. Trudeau, l'ambassadeur du Burkina Faso au Canada, Amadou Adrien Koné, le député conservateur Gérard Deltell, la ministre québécoise des Relations internationales et de la Francophonie, Christine St-Pierre et le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau. 

«Ils sont partis d'une manière brutale, inexplicable, a déclaré M. Koné. Il est de mon devoir, en tant que représentant de mon État de venir porter ma compassion à la famille».

Le 15 janvier, les six Québécois ont été tués quand des djihadistes ont attaqué un restaurant et un café de la capitale fréquentés par des Occidentaux. Les quatre terroristes ont été tués par les forces de sécurité burkinabés et françaises. L'attentat a été revendiqué par le groupe al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).

Le bilan de cet attentat a fait état de 30 morts, huit Burkinabés et 22 étrangers.

La Presse Canadienne 

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THE CANADIAN PRESS/Jacques Boissinot


Plusieurs centaines de personnes, dont le premier ministre Justin Trudeau et l'ambassadeur du Burkina Faso au Canada, ont assisté samedi aux funérailles des six victimes québécoises de l'attentat terroriste du 15 janvier au Burkina Faso, samedi à Québec.

Parmi les victimes, quatre membres d'une même famille: Gladys Chamberland et son conjoint Yves Carrier, 65 ans, de même que leur fils Charlelie et sa demi-soeur, Maude. Les deux autres étaient leurs amis, Louis Chabot et Mme Bernier. Ils étaient partis ensemble au Burkina Faso afin de participer à la construction d'une école, pour le compte de la Congrégation des sœurs de Notre-Dame du Perpétuel Secours

Le groupe de six bénévoles en coopération internationale a été fauché au cours d'une attaque menée par des terroristes islamiques dans un lieu fréquenté par des étrangers, dans la capitale, Ouagadougou. Il s'agit du plus lourd bilan de victimes canadiennes au cours d'un attentat terroriste depuis les événements du 11 septembre 2001.

Une première cérémonie privée pour saluer la mémoire de Suzanne Bernier s'est déroulée à l'église St-Thomas-d'Aquin, dans le secteur Sainte-Foy, en fin de matinée.

Puis, en milieu d'après-midi, l'église Saint-Sacrement accueillait les funérailles communes de cinq autres victimes québécoises de l'attentat. L'édifice était bondé pour cette deuxième cérémonie. Des dizaines de personnes sont même restées à l'extérieur.

Les représentants des médias ont pu entrer avant le début du service, mais ont été invités à sortir pendant l'office religieux. Les photos des cinq victimes et des gerbes de fleurs étaient exposées devant l'autel, mais un seul cercueil s'y trouvait. L'église était remplie, et la section avant, réservée aux proches, a donné lieu à plusieurs scènes de réconfort.

Divers dignitaires étaient sur place dont M. Trudeau, l'ambassadeur du Burkina Faso au Canada, Amadou Adrien Koné, le député conservateur Gérard Deltell, la ministre québécoise des Relations internationales et de la Francophonie, Christine St-Pierre et le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau. 

«Ils sont partis d'une manière brutale, inexplicable, a déclaré M. Koné. Il est de mon devoir, en tant que représentant de mon État de venir porter ma compassion à la famille».

Le 15 janvier, les six Québécois ont été tués quand des djihadistes ont attaqué un restaurant et un café de la capitale fréquentés par des Occidentaux. Les quatre terroristes ont été tués par les forces de sécurité burkinabés et françaises. L'attentat a été revendiqué par le groupe al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).

Le bilan de cet attentat a fait état de 30 morts, huit Burkinabés et 22 étrangers.

La Presse Canadienne