Manifestation contre le «Trou Noir», Service Canada verrouille ses portes

Manifestation contre le «Trou Noir», Service Canada verrouille ses portes

Le coordonnateur du Mouvement Action Chômage Pabok, Gaétan Cousineau, demande la mise en place de mesures pour contrer le «Trou noir».

Crédit photo : Ariane Aubert Bonn

(Un texte d’Ariane Aubert Bonn) Un petit groupe de manifestants de la CSN et du Mouvement Action Chômage Pabok a occupé le corridor du bureau de Service Canada à Chandler lundi, sans pouvoir dialoguer avec les responsables de l’établissement.

Un rassemblement semblable a été tenu simultanément à Cap-aux-Meules, Sept-Îles, Baie-Comeau et Forestville. Aux cinq endroits, une seule et même revendication: la mise en place de mesures pour abolir le trou noir de l’assurance-emploi dont sont victimes plusieurs travailleurs dans les domaines saisonniers. « Pour plusieurs personnes, ça dure plus qu’un mois. C’est inhumain. Après ça, les gens quittent la région ou acceptent n’importe quoi comme conditions de travail », souligne le coordonnateur du Mouvement Action Chômage Pabok, Gaétan Cousineau.

Le vice-président pour la CSN, Serge St-Pierre, dans la région déplore l’impossibilité de s’adresser aux représentants de Service Canada.

De son côté, le vice-président du CCGIM-CSN, Serge St-Pierre, affirme être sur place en support à ses membres, mais aussi à tous les travailleurs saisonniers.

Des portes closes

Avant même d’entrer dans le bâtiment, la consigne est claire: il s’agira d’une manifestation silencieuse afin de ne pas déranger les travailleurs, l’objectif étant de discuter avec les cadres sur place.

Dès l’arrivée du petit groupe, les portes des bureaux de Service Canada sont verrouillées. Des bénéficiaires de l’assurance-emploi venus remplir leur déclaration doivent même rebrousser chemin, puisque personne ne leur ouvre la porte en raison de la présence des manifestants.

« C’est ridicule, parce qu’on est là dans un but totalement pacifique, en appui aux travailleurs, et c’est Service Canada qui leur nuit présentement », lance le représentant Syndical Jean-Sébastien Martineau. Ce dernier glisse une copie du communiqué de presse sous la porte en espérant que le message se rende aux autorités.

Les citoyens venus remplir leur déclaration ont dû rebrousser chemin, puisque les portes étaient verrouillées.

La présence des manifestants se poursuit dans le calme pendant plus d’une heure. La Sûreté du Québec est appelée à intervenir, mais personne n’est expulsé. Tout se déroule dans le calme. Les manifestants quittent les lieux environ une heure trente après leur arrivée sans avoir pu discuter avec les représentants du gouvernement.