Lettre à mon cher «Air Canada»

Lettre à mon cher «Air Canada»

Crédit photo : Air Canada

Il y a une semaine se tenait à Lévis le sommet sur le transport aérien en région. Vous y participiez.

Et, je sais, messieurs/dames, qu’on y a remis en question l’ampleur de votre monopole et la piètre qualité de vos services en Gaspésie. Vous croyez qu’il y a exagération ? Écoutez mon histoire alors qu’au moment où vous parlementiez, j’expérimentais un des pires voyages qu’il m’a été donné de vivre (moi qui ai beaucoup voyagé), alors que je rentrais chez moi à Percé.

Première journée : le vol Air Canada Houston-Montréal, s’était bien déroulé. Après 3 h d’attente à Montréal, je m’envole vers Québec pour un autre 3 heures d’attente avant de prendre le vol de Gaspé. Jusque là, tout est acceptable. Enfin, à 19 h 05, l’embarquement est annoncé…. après petit café, jus et pretzel, on nous informe que la température empêche d’atterrir à Gaspé et qu’on se dirige vers Charlottetown, à l’Île du Prince Édouard, pour y faire le plein d’essence. Puis, autre annonce : impossible de descendre à Gaspé le plafond est trop bas… direction les Îles de la Madeleine où nous devrons passer la nuit. Arrivés à l’hôtel vers 1h 30, nous repartirons à 5 h30 pour l’aéroport.

2e journée : nous quittons les Îles pour Gaspé. Arrivé au dessus de la piste d’atterrissage le pilote la juge dangereuse et décide de continuer vers Québec… À Québec, Air Canada tente de nous replacer sur le vol de 10 h15… il sera cancellé. De plus en plus exténuée, je tente de me trouver une place sur le vol de 19 h15… il est complet. Une seconde nuit à mes frais !

3e journée : le lendemain matin, 6 février, je prends finalement le vol de 10h15 et arrive enfin à bon port. On pensera que la compagnie aide à défrayer les coûts de repas et d’hôtel? Et bien non ! Le climat a le dos large… Vous pensez vraiment ne rien nous devoir alors que le coût de vos billets est exorbitant et la qualité de votre service plutôt déplorable ? J’en ai pour preuve cette jeune femme avec son bébé, en larme à l’aéroport de Québec, parce qu’elle n’avait pas de quoi se loger ni se nourrir durant cette nuit d’attente. Vos agents n’ont rien trouvé d’autre pour l’aider que de lui répéter sans cesse le mot d’ordre préféré d’Air Canada : « nous ne pouvons rien pour vous ».

Line Beaudin, citoyenne voyageuse et membre du Comité Sauvetage Transport Percé.

 

  • Alex

    Ma chère Line, la température à Gaspé aurait-elle été tout à coup plus clémente cette journée là avec un autre transporteur? Le plafond trop bas à Gaspé se serait-il tout à coup relevé à l’arrivée d’un concurrent? Selon vous tout autre pilote que ceux d’Air Canada aurait jugé la piste sécuritaire?

    Quant à moi je trouve rassurant qu’une compagnie aérienne fasse passer la sécurité de ses passagers avant toute chose. Les conditions météorologiques étant hors de contrôle je ne vois pas pourquoi ce serait un motif pour accorder indûment nourriture et hébergement.

    Vous avez fait le choix d’habiter à Percé, il faut en assumer les réalités. Je vous invite à vous responsabiliser plutôt que de blâmer le transporteur pour avoir fait son travail. Incroyable!

  • Jean-Pierre Joncas

    Tarifs comparatifs Économique Tango 21 février 2018:
    Gaspé-Montréal 391 $
    Bathurst-Montréal 420 $

    Tarifs comparatifs Économique Tango 23 février 2018:
    Montréal-Gaspé 403 $
    Montréal-Bathurst 403 $

    D’habitude, le tarif de Bathurst était la moitié de Gaspé.