Lac Vachon pollué : un cri du cœur

Lac Vachon pollué : un cri du cœur

Mme Marilyn Duguay, désormais l'ex-présidente du Comité.

Crédit photo : Courtoisie

(Un texte de Thierry Haroun) Les membres du conseil d’administration du Comité de mise en valeur du Lac Vachon ont décidé de ne pas renouveler leur mandat, une décision qui n’est pas étrangère au dossier sur la contamination au chlore de l’eau déversée par la piscine de la polyvalente depuis des décennies.

Il fallait assister à leur assemblée générale annuelle pour comprendre et ressentir à quel point ces bénévoles se sont donnés corps et âme lors de leur mandat de deux ans pour faire de ce lac et son environnement immédiat un lieu à la hauteur des attentes et la quiétude qu’inspire sa nature.

Seulement voilà, ils ont décidé de baisser la garde en ne renouvelant pas leur mandat, non sans amertume, à la lumière de manque de volonté des instances responsables de faire quelque chose de concret pour cesser cette pollution que nous avons dévoilée dans une précédente édition. Marilyn Duguay, désormais ex-présidente du Comité, laisse à d’autres le mandat de poursuivre le travail.

Et en tout respect des parties concernées, Mme Duguay refuse de pointer du doigt qui que ce soit ou quelqu’organisme que ce soit. « On ne blâme personne, mais on ne sent pas que le problème va se résoudre. On voudrait que les parties concernées fassent quelque chose. Mais nous on part la tête haute », fait-elle savoir

Et avant de quitter, elle insiste pour dire ceci, sorte de cri de coeur pour qu’enfin ce lac retrouve sa majesté d’antan. « Au cours de ce mandat, je peux vous assurer que les membres du comité ont toujours agi de façon professionnelle, de bonne foi et au meilleur de leur connaissance. Notre but n’a jamais été de dénigrer qui que ce soit et encore moins de partir en guerre. Notre seul objectif a été de vouloir sauver ce lac qui d’année en année fait paraître des signes évidents de grande détérioration. »

Pas de grenouilles

Le lac est à ce point malade qu’on n’y retrouve plus de grenouilles ni poissons, alors que les algues s’y accumulent en raison de la concentration du chlore. Et pour cause, selon les données du Comité la piscine y déverse 450 000 litres d’eau chlorée une fois l’an via une vidange annuelle et 44 fois par année on y déverse les eaux de  »backwash », soit 6800 litres l’eau à chaque fois. Reste que la Commission scolaire René-Lévesque et la Ville de Chandler sont en pourparlers afin de trouver une solution commune sans pour autant être en mesure de savoir qui, à terme, va régler la facture finale qui pourrait être salée.

  • Jacques Bujold

    C’est désolant…je me souviens du temps où M.Cabana pêchait dans le lac Vachon. On ne peut pas mettre la faute sur la Gaspésia cette fois-ci…Tout ce beau travail de mise en valeur avec la fontaine et les sentiers etc. mis en péril….et tout çà en 2018 et avec toutes les campagnes de sensibilisation de protection de l’environnement.