L’ex-directeur des travaux publics dépose une plainte contre Chandler

L’ex-directeur des travaux publics dépose une plainte contre Chandler

La mairesse Louisette Langlois s'inquiète des conséquences de la décision du conseil de baisser le salaire du directeur des travaux publics.

Crédit photo : Photo Ariane Aubert Bonn

(Un texte d’Ariane Aubert Bonn) – Le conseil de ville de Chandler mandate Me Conrad Delisle pour se défendre contre l’ex-directeur des travaux publics.

L’affaire continue de faire couler de l’encre. L’ex-directeur des travaux publics de Chandler, dont le salaire a été revu à la baisse de 23 000$, a déposé une plainte au Tribunal administratif du travail. L’employé a refusé de signer le nouveau contrat proposé par le conseil municipal. La convocation est prévue les 3 et 4 juillet à Gaspé.

Afin de jouir d’une protection et d’avis qualifiés, les conseillers des cinq quartiers ont engagé Me Conrad Delisle pour les représenter. Toutefois, ces derniers se gardent une réserve sur l’ampleur du mandat qui lui sera accordé, ne sachant pas quelles proportions pourrait prendre l’affaire et voulant éviter des coûts inutiles.

La mairesse se tient à l’écart

C’est après avoir dressé un bilan complet de sa version de la situation, expliquant pourquoi l’ancien conseil avait octroyé un salaire plus élevé au directeur en question, que la mairesse Louisette Langlois a convenu de ne pas prendre part à ce vote sur l’embauche d’un avocat. « Comme gestionnaire, je préfère me retirer », a-t-elle affirmé. Toutefois, cette dernière n’a pas caché son inquiétude face à la situation. « Il y a déjà jurisprudence dans une affaire semblable, ce n’est pas bon signe. Ça veut dire que le fameux 23 000$ qu’on aurait [sauvé sur le salaire du directeur] pourrait nous coûter très cher », analyse la mairesse.

Informations en fuite?

Le dossier est maintenant entre les mains d’avocats. Toutefois, le conseiller Bruno-Pierre Godbout suspecte une fuite d’informations de la part d’un membre du conseil dans ce dossier. « On se rend compte qu’il y avait des éléments de preuve qui étaient confidentiels au conseil qui se retrouvent dans la preuve de la partie adverse. Alors on se questionne à savoir où l’avocat [de l’ex-employé] a pris l’information. Est-ce qu’il y a des personnes au sein du conseil qui laissent couler de l’information? », lance le conseiller du quartier Newport.