Dossier spécial (2e partie) : Récupération des carcasses de baleines noires : le rôle essentiel de la Garde côtière canadienne

Dossier spécial (2e partie) : Récupération des carcasses de baleines noires : le rôle essentiel de la Garde côtière canadienne

Photo d’un navire de la Garde côtière canadienne avec un canot pneumatique et une carcasse de baleine.

Crédit photo : Photo MPO

Une fois la carcasse repérée, un canot pneumatique est mis à l’eau pour aller attacher des amarres à l’extrémité de la queue de la baleine.

(Un texte de Émilie Bisson Garde côtière canadienne) Les employés de Pêches et Océans Canada ont été mobilisés, cet été, en réaction à la situation de la baleine noire de l’Atlantique Nord. En plus d’intervenir avec son équipe de Services de communication et de trafic maritimes pour appliquer la mesure temporaire de réduction de vitesse obligatoire dans le golfe du Saint-Laurent, la Garde côtière canadienne a joué un rôle important dans la récupération des carcasses de baleines noires.

Repérage des carcasses

Le premier élément qui déclenche les opérations est le repérage de la carcasse par un plaisancier, par une compagnie privée ou encore durant un vol de surveillance de routine d’Environnement et Changement climatique Canada. En effet, toutes les observations de baleines vivantes, mortes ou blessées doivent être rapportées à la Garde côtière canadienne sur la voie 16 VHF ou au Réseau québécois d’urgences pour les mammifères marins au 1-877-722-5346. L’utilisation de l’application Whale Alert est également encouragée afin de signaler les observations de baleines.

Recherche et récupération

Une fois la position approximative de la baleine noire transmise à la Garde côtière canadienne, celle-ci envoie un de ses navires vers la zone identifiée afin de commencer la recherche de la carcasse. Généralement, le repérage se fait relativement aisément puisque le mammifère a une masse importante dont le renflement est visible à une certaine distance. Lorsque la baleine noire est en vue, la Garde côtière canadienne place une balise de localisation afin d’enregistrer l’endroit exact où celle-ci a été retrouvée et s’oriente, au besoin, de manière à ce que le vent ne transporte pas l’odeur de la carcasse en direction du navire. L’odeur serait apparemment suffisamment forte pour extirper du sommeil les membres de l’équipage au repos! L’équipage met ensuite un canot pneumatique à l’eau afin d’aller attacher des amarres à l’extrémité de la queue de la baleine. Une fois les amarres en place, le remorquage de la baleine peut commencer en direction du site où la nécropsie aura lieu.