Le centre Émilie-Gamelin rend hommage à une famille impliquée en santé mentale

Le centre Émilie-Gamelin rend hommage à une famille impliquée en santé mentale

La famille Whittom s'implique personnellement, en plus de financièrement, en participant au souper.

Crédit photo : Maude Couture

(Un texte d’Ariane Aubert Bonn)Le conseil administratif et la direction du centre Émilie-Gamelin soulignent 24 ans d’implication de Michel, Terry et Gérald Whittom pour la cause de la santé mentale.

En février, le président du conseil administratif du centre Émilie-Gamelin, Philippe Berger, convoque le Journal Le Havre afin de rendre hommage à une famille de la région impliquée pour la cause de la santé mentale depuis plusieurs années. L’implication de cette famille se traduit par le financement du traditionnel souper de Noël du centre Émilie-Gamelin, et ce, depuis 24 ans. Il s’agit des pharmaciens Michel et Terry Whittom et de leur père Gérald Whittom.

Le souper en question n’est pas réservé qu’aux résidents du centre. La directrice, Johanne Bécu, recrute jusqu’à 200 personnes qui seront invitées au restaurant pour fêter Noël. Les personnes atteintes d’un problème de santé mentale sont sélectionnées en fonction de leur revenu et de leur situation sociale, notamment, précise Mme Bécu. Cette dernière indique qu’il s’agit d’une occasion d’inviter chaque individu dans un moment festif et inclusif.

Le président du conseil administratif du centre Émilie-Gamelin, M. Philippe Berger.

« Ce qui est bien avec la famille Whittom, c’est qu’ils ne font pas que nous donner l’argent et repartir. Ils participent au souper avec nous, ils n’ont pas peur de s’impliquer en personne pour la cause », souligne M. Berger. Ce dernier ajoute qu’année après année, malgré l’augmentation du nombre de participants, ils sont toujours au rendez-vous.

Pas facile de s’impliquer en toute transparence dans des causes comme celle-ci, souligne la directrice de l’établissement, Johanne Bécu. « Il y a des sujets plus faciles à aborder. La santé mentale fait encore l’objet de tabous. Ce ne sont pas tous les donateurs qui sont prêts à s’afficher publiquement », souligne-t-elle. Toutefois, des barrières tombent depuis quelques années. Mme Bécu affirme que c’est justement grâce à des ambassadeurs comme ceux-ci que ce volet de la santé gagne son importance aux yeux du public.

N.B.: Par souci de transparence, l’auteure de ce texte vous avise qu’elle a un lien de parenté avec la famille Whittom