La Baie-des-Chaleurs veut une sous-zone de chasse au cerf de Virginie

La Baie-des-Chaleurs veut une sous-zone de chasse au cerf de Virginie

Marc Tétreault de la Fédération de l’UPA de la Gaspésie, Alain Poitras, président de la Fédération des chasseurs et pêcheurs de la zone Gaspésie et le député Sylvain Roy lors de la conférence de presse.

Crédit photo : Alain Lavoie

Depuis plusieurs années, la population discute de la problématique de la surpopulation inquiétante du cerf de Virginie en territoire urbain dans la Baie-des-Chaleurs. Jusqu’à présent personne n’a réussi à régler ce problème.

Cette semaine, le politique, les chasseurs et les agriculteurs ont fait front commun pour demander au ministère de la Faune de régler définitivement ce problème en créant une sous-zone de chasse pour le territoire de la Baie-des-Chaleurs.

Le député Sylvain Roy a bien résumé la situation lors d’un point de presse à ses bureaux de Carleton-sur-Mer. « Dans un premier temps, nous avons un enjeu de sécurité (sur les routes). On parle, pour cette année, de tout près de 600 collisions entre des voitures et des chevreuils. La problématique du chevreuil engendre un problème de sécurité de certains citoyens, un problème de sécurité pour les automobilistes et un problème aussi de viabilité de notre agriculture. »

Créer une sous-zone

Devant cette problématique, le député Roy demande la création d’une sous-zone dans la Zone de chasse 01 qui ceinture la Gaspésie (Ste-Flavie-Ste-Flavie). « Nous demandons au gouvernement de créer une sous-zone dans la Baie-des-Chaleurs pour redéfinir les modalités de prélèvement et l’adapter à nos problématiques. »

Cette demande, pourtant légitime du député Sylvain Roy, n’a pas eu l’effet escompté auprès du ministre des Forêts et de la Faune depuis. « J’ai rencontré le ministre à quelques occasions sur le dossier… On nous a écoutés, mais il n’y a pas eu de suite. »

Rappelons que M. Roy a rencontré le ministre pour lui parler spécifiquement du dossier le 22 février 2017. Il a également rappelé qu’une pétition avait été déposée à l’Assemblée nationale le 25 avril 2017. « Lors de la rencontre du 22 février, nous avions proposé des solutions concrètes au ministre pour régler le problème, dont celle de scinder la zone de chasse en deux pour ensuite définir des modalités avec les différents acteurs, là encore, le ministre se traîne les pieds et dit attendre en 2019. »

« Nous craignons que le nombre de collisions augmente les primes d’assurance automobile. Il y a aussi un impact au niveau agricole. Nous avons aussi un impact au niveau du territoire avec les cowboys, ces chasseurs qui ne respectent pas la réglementation et entrent sur des terrains privés pour faire la chasse. Cela signifie que les résidents ne se sentent pas en sécurité. »