Alzheimer: une maladie qu’il ne faut pas cacher

Alzheimer: une maladie qu’il ne faut pas cacher

L'intervenante à la Société Alzheimer de la Gaspésie-les-îles, Suzanne Bourget.

Crédit photo : Photo Thierry Haroun.

La vie de proche aidant n’est pas de tout repos, mais elle est si importante pour la personne aux prises avec la maladie d’Alzheimer. Rencontre avec une personne toute spéciale dans le cadre du mois qui est consacré à cette maladie, un véritable fléau social.

Il s’appelle Aurélien Hautcoeur. Il a bonne mine, l’esprit vif, charmant. Il a près de 80 ans. Originaire de Pabos, cet ancien mineur de Murdochville et syndicaliste a accompagné en qualité de proche aidant sa compagne de vie pendant 59 ans, prise de cette maladie cognitive, jusqu’à sa mort voilà près d’un an.

Elle avait 79 ans. Il en parle, ému, pour transmettre un message à ceux et celles qui auront un jour à vivre cela. Il parle des premiers signes de la maladie.

«Les premiers indices c’est quand la personne a de difficulté à parler. Les gens ne peuvent prononcer certaines phrases complètes comme elles viennent. Il y a un oubli. Souvent, tu es obligé de continuer à dire ce qu’elle voulait insinuer. Je m’en étais aperçu avec ma propre mère et avec ma femme ç’a été la même chose.»

Chose certaine, être proche aidant c’est un travail à plein temps. «Il faut être présent quasiment 24 heures sur 24. Il faut aussi deviner les endroits qui pourraient lui être dangereux, comme le poêle. Il faut aussi s’assurer que les portes soient barrées, car ma femme m’avait fait deux fugues dans le nuit vers 2h30 du matin», raconte M. Hautcoeur en se berçant sur chaise et se remémorant par la même occasion des moments pour le moins difficiles.

Des conseils

Et des conseils, il en a plein sa besace. «Je vous dirais qu’il ne faut pas cacher la maladie. Il faut l’amener parmi les gens pour qu’elle se fasse des amis. Et la tenir par la main c’est drôlement important.»

Aide préciseuse

L’intervenante à la Société Alzheimer de la Gaspésie-les-îles, Suzanne Bourget, nous a accueillis au Service externe de gériatrie ambulatoire à Chandler, là où son organisme propose une journée par semaine lors de laquelle les personnes atteintes de la maladie font un tas d’activités, ce qui offre un répit aux proches aidants. «C’est une journée extraordinaire pour ces personnes qui sont encore autonomes: on chante, on danse, on fait à dîner, etc. C’est une journée qui permet aux proches aidants d’avoir une pause et de s’occuper d’eux-mêmes.»

Pour toute information, vous pouvez joindre Mme Bourget au 418 680-2161.