Aide médicale à mourir : cinq demandes sur onze acceptées en deux ans

Aide médicale à mourir : cinq demandes sur onze acceptées en deux ans

Du 10 juin 2016 au 9 juin 2017, 992 demandes ont été faites partout en province, mais seulement 62 % d'entre elles ont été retenues.

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(Un texte de Jean-Philippe Thibault) Depuis la mise en application de la loi concernant l’aide médicale à mourir, seulement cinq demandes ont été acceptées et administrées en deux ans dans le réseau de la santé en Gaspésie.

À titre comparatif, du 10 juin 2016 au 9 juin 2017, un total de 992 demandes ont été faites partout en province, mais seulement 62 % d’entre elles ont été retenues. Une demande est notamment refusée lorsque celle-ci ne répond pas aux différents critères élaborés dans la loi.

L’adjoint à la direction des soins infirmiers, Maxime Bernatchez, explique que beaucoup de formation a été offerte aux médecins afin de bien comprendre les tenants et aboutissants de la nouvelle loi entrée en vigueur en décembre 2015, mais qu’au final, l’implantation s’est relativement bien faite.

« La réception est totalement normale par rapport à ce qu’on s’attendait pour notre région. Il faut aussi rappeler que les médecins peuvent toujours exprimer une objection de conscience mais leur responsabilité est d’assurer la continuité des soins. Ça signifie que c’est leur devoir de vérifier avec leurs collègues s’il y a un autre médecin disposé à répondre à ces demandes de soins de fin de vie. »

Advenant qu’aucun professionnel ne serait disponible pour prodiguer ces services, la PDG prendrait alors le dossier en main afin de répondre adéquatement au patient. « Depuis l’implantation de la loi, il est arrivé à deux reprises qu’un médecin s’objecte à une demande de soins de fin de vie », explique Maxime Bernatchez.

Formation continue

En 2017, on compte 58 infirmières auxiliaires du CISSS de la Gaspésie qui ont reçu une formation de 10 heures sur l’aide médicale à mourir, où il a été question des relations avec la personne en soins palliatifs et ses proches. La collaboration avec l’équipe interdisciplinaire affectée à une personne en soins palliatifs a aussi été abordée. Une cinquantaine d’infirmières autorisées ont également suivi la formation en approche palliative. Le CISSS de la Gaspésie entend enfin offrir davantage de formation à l’ensemble de ses professionnels au fur à mesure que le ministère de la Santé donnera de nouvelles orientations à ce sujet.