Pas d'appui formel des syndicats de la région pour le Bloc québécois

Fédérales 2015

Publié le 8 septembre 2015

Jacques Mimeault, président régional de la CSN.

©Photo TC Media - Thierry Haroun

(Par Thierry Haroun) Les candidats du Bloc québécois du Bas-St-Laurent et de la Gaspésie-les-îles ne profiteront pas d'un appui formel de la part de la FTQ ni de la CSN, a confirmé au Havre leur direction respective.

Le 11 août dernier, La Presse canadienne annonçait que la FTQ avait décidé de rompre avec sa tradition d’appuyer le Bloc québécois en vue des élections fédérales. La centrale syndicale avait précisé qu'elle misera plutôt sur une stratégie qui vise à appuyer le candidat qui a les meilleures chances de défaire le candidat conservateur. En clair, cette stratégie du  «n’importe qui, sauf les conservateurs», tel que l'avait avancé le secrétaire général de la FTQ, Serge Cadieux, s'applique aussi dans notre région. « En effet, contrairement aux élections passées où il y avait assez souvent un appui formel au Bloc québécois, cette fois-ci, il n'y en aura pas », confirme le président régional de la FTQ, Yannick Proulx. « En fait, notre stratégie, c'est d'appuyer n'importe quel candidat qui peut déloger un conservateur ou empêcher un conservateur (d'être élu). C'est comme ça qu'on va travailler pendant la campagne électorale. »

Une décision qui n'est pas étrangère aux politiques édictées par le Parti conservateur de Stephen Harper depuis sa prise du pouvoir en 2006. « Je pense, par exemple, à l'attaque sauvage sur le régime de l'assurance-emploi et à un ensemble de loi anti-travailleurs. Une stratégie politique qui déshabille les territoires au profit des banques et des compagnies pétrolières. C'est une philosophie qui ne cadre pas du tout avec un mouvement qui prône l'amélioration des conditions de travail et l'occupation du territoire. Nous on est un syndicat en région, ça prend des emplois en région, ça prend du monde chez nous et le gouvernement conservateur est contre tout ça », avance Yannick Proulx.

Même son de cloche du côté du président régional de la CSN, Jacques Mimeault. « Nous on parle de vote stratégique contre les conservateurs. Nos organisations syndicales ne prennent pas pour un parti ou pour un autre », assure M. Mimeault qui déplore du même souffle la réforme du programme de l'assurance-emploi ou encore les coupures imposées à Radio-Canada. « Je souhaite que pendant cette campagne on parle de l'assurance-emploi parce que jusqu'à maintenant on n’en a pas beaucoup parlé, je trouve. J'espère que ça va venir. »

Nicolas Roussy minimise

En réaction, le candidat bloquiste dans le comté de la Gaspésie-les-îles, Nicolas Roussy, «minimise ce non-appui puisqu'il faut l'avouer, la FTQ et la CSN ne veulent vraiment pas que Harper soit encore au pouvoir. C'est tout sauf Harper, ça c'est clair. Et ce ''tout'' inclut le Bloc, il faut aussi l'avouer », rappelle M. Roussy au bout du fil. Il a tenu à préciser qu'avec ou sans l'appui des syndicats, « le Bloc québécois sera toujours avec les travailleurs. »

« En fait, notre stratégie, c'est d'appuyer n'importe quel candidat qui peut déloger un conservateur ou empêcher un conservateur d'être élu. C'est comme ça qu'on va travailler pendant la campagne électorale.»

Yannick Proulx

Pas d'appui formel des syndicats de la région pour le Bloc québécois

Fédérales 2015

Publié le 8 septembre 2015

Jacques Mimeault, président régional de la CSN.

©Photo TC Media - Thierry Haroun


(Par Thierry Haroun) Les candidats du Bloc québécois du Bas-St-Laurent et de la Gaspésie-les-îles ne profiteront pas d'un appui formel de la part de la FTQ ni de la CSN, a confirmé au Havre leur direction respective.

Le 11 août dernier, La Presse canadienne annonçait que la FTQ avait décidé de rompre avec sa tradition d’appuyer le Bloc québécois en vue des élections fédérales. La centrale syndicale avait précisé qu'elle misera plutôt sur une stratégie qui vise à appuyer le candidat qui a les meilleures chances de défaire le candidat conservateur. En clair, cette stratégie du  «n’importe qui, sauf les conservateurs», tel que l'avait avancé le secrétaire général de la FTQ, Serge Cadieux, s'applique aussi dans notre région. « En effet, contrairement aux élections passées où il y avait assez souvent un appui formel au Bloc québécois, cette fois-ci, il n'y en aura pas », confirme le président régional de la FTQ, Yannick Proulx. « En fait, notre stratégie, c'est d'appuyer n'importe quel candidat qui peut déloger un conservateur ou empêcher un conservateur (d'être élu). C'est comme ça qu'on va travailler pendant la campagne électorale. »

Une décision qui n'est pas étrangère aux politiques édictées par le Parti conservateur de Stephen Harper depuis sa prise du pouvoir en 2006. « Je pense, par exemple, à l'attaque sauvage sur le régime de l'assurance-emploi et à un ensemble de loi anti-travailleurs. Une stratégie politique qui déshabille les territoires au profit des banques et des compagnies pétrolières. C'est une philosophie qui ne cadre pas du tout avec un mouvement qui prône l'amélioration des conditions de travail et l'occupation du territoire. Nous on est un syndicat en région, ça prend des emplois en région, ça prend du monde chez nous et le gouvernement conservateur est contre tout ça », avance Yannick Proulx.

Même son de cloche du côté du président régional de la CSN, Jacques Mimeault. « Nous on parle de vote stratégique contre les conservateurs. Nos organisations syndicales ne prennent pas pour un parti ou pour un autre », assure M. Mimeault qui déplore du même souffle la réforme du programme de l'assurance-emploi ou encore les coupures imposées à Radio-Canada. « Je souhaite que pendant cette campagne on parle de l'assurance-emploi parce que jusqu'à maintenant on n’en a pas beaucoup parlé, je trouve. J'espère que ça va venir. »

Nicolas Roussy minimise

En réaction, le candidat bloquiste dans le comté de la Gaspésie-les-îles, Nicolas Roussy, «minimise ce non-appui puisqu'il faut l'avouer, la FTQ et la CSN ne veulent vraiment pas que Harper soit encore au pouvoir. C'est tout sauf Harper, ça c'est clair. Et ce ''tout'' inclut le Bloc, il faut aussi l'avouer », rappelle M. Roussy au bout du fil. Il a tenu à préciser qu'avec ou sans l'appui des syndicats, « le Bloc québécois sera toujours avec les travailleurs. »

« En fait, notre stratégie, c'est d'appuyer n'importe quel candidat qui peut déloger un conservateur ou empêcher un conservateur d'être élu. C'est comme ça qu'on va travailler pendant la campagne électorale.»

Yannick Proulx