Une fin de session sur les chapeaux de roues pour PKP

Françoise Le Guen francoise.leguen@tc.tc
Publié le 19 juin 2015

Pierre Karl Péladeau.

©Photo TC Media – Élaine Nicol

Invité par le journal à partager son bilan, plus précisément dans son comté, le député de Saint-Jérôme Pierre Karl Péladeau et chef de l’opposition officielle mentionne que ces quatre dernières semaines ont été extrêmement chargées avec son nouveau statut de chef de l'opposition.

« Je pense que c'est la première fois  qu'un chef est  nommé durant une session parlementaire », nous dit-il ajoutant que  « passer de  troisième banquette où il était  installé  à la première a été extrêmement rapide, du vendredi au mardi à la période questions».

Trois thèmes

Il confie que tout a été très vite ensuite,  le  déplacement à Paris pour la réception de Dany Laferrière à l'Académie française, des partiels à Québec,  le décès de Jacques Parizeau,  « et la   fin de session où j'ai essayé d'orienter mon action politique  sur trois thèmes,  selon les préoccupations  principales,  je pense, des Québécois, dont les citoyens de Saint-Jérôme : l'économie, l'éducation et la santé.»

Le député précise qu'il surveille de près la problématique du CISSS, ici à Saint-Jérôme.  «Je suis en contact ici avec les intervenants, avec des professionnels de la santé. »

« Je pense que la politique du gouvernement Couillard n'est pas appropriée, essentiellement basée sur les  principes qui veulent  que les médecins soient  constamment au centre de notre réseau alors des professionnels  comme les infirmières, des  pharmaciens sont aussi en mesure de poser des  actes médicaux.» Péladeau rappelle par ailleurs que le Parti québécois soutient et soutiendra la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ).

Selon lui, l'éducation aussi est une très grosse problématique : « il me parait inopportun de couper dans la source la plus  importante  de développement de la société. »

Et la fête nationale?

La fête nationale a été amputée de 20 % de son budget. «Certains se demandent si  c'est une  motivation partisane qui amène le gouvernement libéral à couper dans le budget. Si c'était le cas, je trouverais ça tout à fait inappropriée, il n'y a rien de partisan là-dedans.»

« Il est question de fierté, mais aussi des retombées économiques pour nos artistes! Ça va avoir  un impact économique immédiat», s'inquiète le député de Saint-Jérôme.