Duceppe oppose le Bloc Québécois au «bloc canadien»

Mario Pitre mario.pitre@tc.tc Publié le 15 juin 2015

Gillles Duceppe a participé à l’assemblée d’investiture de Claude DeBellefeuille dans le comté de Salaberry-Suroît, en compagnie du président du Bloc Québécois, Mario Beaulieu.

©Photo TC Média Pierre Langevin

À sa première sortie publique depuis son retour à la tête du Bloc Québécois, le chef Gilles Duceppe a repris le bâton du pèlerin dimanche à Salaberry-de-Valleyfield, en opposant «les calculs stratégiques» des trois adversaires fédéralistes (le «bloc canadien») à la «conviction du Bloc Québécois».

Duceppe a été accueilli par quelque 150 militants enthousiastes pour l’assemblée d’investiture de l’ex-députée Claude DeBellefeuille dans le comté de Salaberry-Suroît.

Il a rappelé qu’à titre de partis fédéralistes, le NPD, les libéraux et conservateurs favorisaient d’abord les intérêts du Canada, alors que le Bloc ne vise que les intérêts du Québec. Pour illustrer son idée, il n’hésite pas à amalgamer ses trois adversaires en leur accolant le titre de «bloc canadien».

Il s’est aussi moqué de ses adversaires qui évoquent son retour en parlant de «Back to the Future», en corrigeant ce titre de film par celui de «Back for the Future.»

Une campagne verte

Le chef bloquiste a indiqué que les dossiers d’environnement et d’énergie seront au cœur de la prochaine campagne électorale, en faisant référence au projet d’oléoduc Énergie-Est de la compagnie TransCanada. «Que l’on soit bleu, rouge ou orange, ce projet représente le même danger… le bloc canadien choisit le pétrole de l’ouest alors que le Bloc Québécois choisit les rivières du Québec», a-t-il lancé.

Il emboîtait le pas à l’ex-ministre péquiste Sylvain Gaudreault qui avait précédemment évoqué le concept de nationalisme environnemental ou de souveraineté verte, qu’entend défendre le PQ au cours des prochains mois. «Nous sommes locataires sur notre propre territoire parce que les grandes décisions sont prises par l’Office nationale de l’énergie du Canada», a-t-il dénoncé.

M. Duceppe s’est réjoui de l’enthousiasme que suscite son retour (plus de 1000 nouvelles adhésions), tout en ne prenant rien pour acquis et reprenant son appel aux souverainistes de toutes allégeances.

Il a également souligné «la grande abnégation» dont a fait preuve son prédécesseur Mario Beaulieu. «Ce n’est pas Duceppe qui remplace Beaulieu, c’est Duceppe qui rejoint Beaulieu», a-t-il nuancé.

En manchette

Le Brexit menacerait le libre-échange

COMMERCE. Maintenant que les Britanniques ont voté pour quitter l’Union européenne (UE), qu’adviendra-t-il de l’accord de libre-échange du Canada avec le groupe de 28 pays? Il est fort probable qu’il ne soit jamais ratifié, estiment des experts au Canada et aux États-Unis.

Duceppe oppose le Bloc Québécois au «bloc canadien»

Mario Pitre mario.pitre@tc.tc Publié le 15 juin 2015

Gillles Duceppe a participé à l’assemblée d’investiture de Claude DeBellefeuille dans le comté de Salaberry-Suroît, en compagnie du président du Bloc Québécois, Mario Beaulieu.

©Photo TC Média Pierre Langevin


À sa première sortie publique depuis son retour à la tête du Bloc Québécois, le chef Gilles Duceppe a repris le bâton du pèlerin dimanche à Salaberry-de-Valleyfield, en opposant «les calculs stratégiques» des trois adversaires fédéralistes (le «bloc canadien») à la «conviction du Bloc Québécois».

Duceppe a été accueilli par quelque 150 militants enthousiastes pour l’assemblée d’investiture de l’ex-députée Claude DeBellefeuille dans le comté de Salaberry-Suroît.

Il a rappelé qu’à titre de partis fédéralistes, le NPD, les libéraux et conservateurs favorisaient d’abord les intérêts du Canada, alors que le Bloc ne vise que les intérêts du Québec. Pour illustrer son idée, il n’hésite pas à amalgamer ses trois adversaires en leur accolant le titre de «bloc canadien».

Il s’est aussi moqué de ses adversaires qui évoquent son retour en parlant de «Back to the Future», en corrigeant ce titre de film par celui de «Back for the Future.»

Une campagne verte

Le chef bloquiste a indiqué que les dossiers d’environnement et d’énergie seront au cœur de la prochaine campagne électorale, en faisant référence au projet d’oléoduc Énergie-Est de la compagnie TransCanada. «Que l’on soit bleu, rouge ou orange, ce projet représente le même danger… le bloc canadien choisit le pétrole de l’ouest alors que le Bloc Québécois choisit les rivières du Québec», a-t-il lancé.

Il emboîtait le pas à l’ex-ministre péquiste Sylvain Gaudreault qui avait précédemment évoqué le concept de nationalisme environnemental ou de souveraineté verte, qu’entend défendre le PQ au cours des prochains mois. «Nous sommes locataires sur notre propre territoire parce que les grandes décisions sont prises par l’Office nationale de l’énergie du Canada», a-t-il dénoncé.

M. Duceppe s’est réjoui de l’enthousiasme que suscite son retour (plus de 1000 nouvelles adhésions), tout en ne prenant rien pour acquis et reprenant son appel aux souverainistes de toutes allégeances.

Il a également souligné «la grande abnégation» dont a fait preuve son prédécesseur Mario Beaulieu. «Ce n’est pas Duceppe qui remplace Beaulieu, c’est Duceppe qui rejoint Beaulieu», a-t-il nuancé.