La nouvelle députée de la Gaspésie-les-îles est une femme de combat

Publié le 27 octobre 2015

La nouvelle députée de la circonscription de la Gaspésie-les-îles, Diane Lebouthillier.

©TC Media - Archives

(Par Thierry Haroun) La nouvelle députée de la circonscription de la Gaspésie-les-îles, Diane Lebouthillier, tient mordicus à mettre en branle ses grandes priorités une fois qu'elle sera assermentée à la Chambre des communes. Portrait d'une femme de combat.

Élue à la préfecture au suffrage universel à l'automne 2010, Diane Lebouthillier, a été la première femme préfet de la MRC du Rocher-Percé. Élue le 19 octobre dernier comme députée, Diane Lebouthillier est alors devenue la première femme à diriger les destinées de la circonscription de la Gaspésie-les-îles. « Je suis excessivement fière de ça, vous savez », dit-elle en entrevue à TC Média en rappelant à quel point la cause des femmes a ponctué son parcours professionnel. Elle a oeuvré pendant 25 ans au sein du réseau de la santé, dont deux ans auprès des gens aux prises avec des problèmes d'alcoolisme et de toxicomanie et 23 autres à titre de travailleuse sociale auprès d'adultes aux prises avec des problèmes de santé mentale, entre autres. Elle a par ailleurs présidé l'organisme Femmes entre elles et aidé à mettre sur pied une maison d'hébergement pour les femmes victimes de violence.

« J'ai toujours beaucoup milité pour les femmes de sorte qu'elles prennent leur place dans la société. Et j'ai toujours dit que la Gaspésie a été tenue à bout de bras par les femmes. Quand les hommes travaillaient au chantier, ce sont les femmes qui tenaient maison et qui élevaient les enfants. Et quand l'usine de papier Gaspésia (à Chandler) ou quand le moratoire de la pêche à la morue a été imposée le revenu des femmes qui était alors un revenu d'appoint, est devenu un soutien financier. »

Les priorités de la députée

Cette rencontre avec Mme Lebouthillier a été une occasion pour elle de rappeler ses grandes priorités à titre de députée. « Ce qui me tient à coeur c'est le dossier de l'assurance-emploi. Un dossier qui est majeur. » Il est à noter que le Parti libéral du Canada s'est engagé pendant la campagne électorale à mettre fin au trou noir, à faire passer de deux à une semaine d'attente (ou délai de carance) et de fixer à 410 heures, pour tous, le seuil d'admissibilité au programme fédéral. « Il y a autre chose aussi. Les gens de ma MRC m'ont sensibilisé au fait que les prestataires de l'assurance-emploi qui sont atteints d'une grave maladie comme le cancer, n'ont droit qu'à 15 semaines de prestations. On comprend que, dans ces cas, ce n'est pas en 15 semaines que (la personne est guérie). Il ne faut pas pénaliser les gens. J'entends regarder cette question de près. » La réouverture du Centre de télécommunications maritimes de Rivière-au-Renard, fermé en juin dernier par le gouvernement Harper, est une autre de ses ambitions. « C'est une question de sécurité maritime dans un contexte où le trafic dans le golfe est appelé à augmenter.»

« J'ai toujours dit que la Gaspésie a été tenue à bout de bras par les femmes. Quand les hommes travaillaient au chantier, ce sont les femmes qui tenaient maison et qui élevaient les enfants. »

Diane Lebouthillier

En manchette

Pénurie de main-d'oeuvre en tourisme en vue

Par Thierry Haroun - Si la tendance se maintient, la pénurie de main-d'oeuvre dans le secteur touristique en Gaspésie pourrait s'accentuer et causer bien des tracas pour les acteurs intéressés. Un enjeu que prend très au sérieux Tourisme Gaspésie.

La nouvelle députée de la Gaspésie-les-îles est une femme de combat

Publié le 27 octobre 2015

La nouvelle députée de la circonscription de la Gaspésie-les-îles, Diane Lebouthillier.

©TC Media - Archives


(Par Thierry Haroun) La nouvelle députée de la circonscription de la Gaspésie-les-îles, Diane Lebouthillier, tient mordicus à mettre en branle ses grandes priorités une fois qu'elle sera assermentée à la Chambre des communes. Portrait d'une femme de combat.

Élue à la préfecture au suffrage universel à l'automne 2010, Diane Lebouthillier, a été la première femme préfet de la MRC du Rocher-Percé. Élue le 19 octobre dernier comme députée, Diane Lebouthillier est alors devenue la première femme à diriger les destinées de la circonscription de la Gaspésie-les-îles. « Je suis excessivement fière de ça, vous savez », dit-elle en entrevue à TC Média en rappelant à quel point la cause des femmes a ponctué son parcours professionnel. Elle a oeuvré pendant 25 ans au sein du réseau de la santé, dont deux ans auprès des gens aux prises avec des problèmes d'alcoolisme et de toxicomanie et 23 autres à titre de travailleuse sociale auprès d'adultes aux prises avec des problèmes de santé mentale, entre autres. Elle a par ailleurs présidé l'organisme Femmes entre elles et aidé à mettre sur pied une maison d'hébergement pour les femmes victimes de violence.

« J'ai toujours beaucoup milité pour les femmes de sorte qu'elles prennent leur place dans la société. Et j'ai toujours dit que la Gaspésie a été tenue à bout de bras par les femmes. Quand les hommes travaillaient au chantier, ce sont les femmes qui tenaient maison et qui élevaient les enfants. Et quand l'usine de papier Gaspésia (à Chandler) ou quand le moratoire de la pêche à la morue a été imposée le revenu des femmes qui était alors un revenu d'appoint, est devenu un soutien financier. »

Les priorités de la députée

Cette rencontre avec Mme Lebouthillier a été une occasion pour elle de rappeler ses grandes priorités à titre de députée. « Ce qui me tient à coeur c'est le dossier de l'assurance-emploi. Un dossier qui est majeur. » Il est à noter que le Parti libéral du Canada s'est engagé pendant la campagne électorale à mettre fin au trou noir, à faire passer de deux à une semaine d'attente (ou délai de carance) et de fixer à 410 heures, pour tous, le seuil d'admissibilité au programme fédéral. « Il y a autre chose aussi. Les gens de ma MRC m'ont sensibilisé au fait que les prestataires de l'assurance-emploi qui sont atteints d'une grave maladie comme le cancer, n'ont droit qu'à 15 semaines de prestations. On comprend que, dans ces cas, ce n'est pas en 15 semaines que (la personne est guérie). Il ne faut pas pénaliser les gens. J'entends regarder cette question de près. » La réouverture du Centre de télécommunications maritimes de Rivière-au-Renard, fermé en juin dernier par le gouvernement Harper, est une autre de ses ambitions. « C'est une question de sécurité maritime dans un contexte où le trafic dans le golfe est appelé à augmenter.»

« J'ai toujours dit que la Gaspésie a été tenue à bout de bras par les femmes. Quand les hommes travaillaient au chantier, ce sont les femmes qui tenaient maison et qui élevaient les enfants. »

Diane Lebouthillier