La Table des préfets de la Gaspésie aurait souhaité être sollicitée

Fermeture de la radio maritime

Publié le 30 juin 2015

Diane Lebouthillier, préfète de Rocher-Percé.

©Photo TC Media - Thierry Haroun

Si la Table des préfets de la Gaspésie-les-îles demande à Ottawa de rouvrir le Centre des services de communication et de trafic maritime de Rivière-au-Renard, elle aurait toutefois souhaité être sollicitée par le député fédéral de la Gaspésie-les-îles, Philip Toone, de même que par les autorités municipales de Gaspé pour mener bataille afin d'éviter cette fermeture qui est entrée en vigueur le 29 juin.

C'est du moins ce qu'affirme la vice-présidente de la Table des préfets et préfète de Rocher-Percé, Diane Lebouthillier. La seule invitation qu'elle confirme avoir reçue est celle du 22 juin dernier envoyée par le bureau du député Toone qui l'invitait à la sortie médiatique du 25 juin du néodémocrate en compagnie de pêcheurs lors de laquelle ces derniers dénonçaient justement la fermeture annoncée par Ottawa.

«J'ai été surprise de recevoir cette information. D'ailleurs, notre Table n'a jamais été sollicitée (au cours des dernières années). Et il n'y a jamais eu de demandes de mobilisation de la part M. Toone ou des instances municipales (de Gaspé) auprès de la région et des élus régionaux», déplore la préfète. Elle rappelle par la même occasion que «c'est pourtant un dossier régional.»

Une question de sécurité publique

Dans ce sens, ajoute-t-elle, qu'il y a des pêcheurs partout dans la région, «d'autant que c'est une question de sécurité publique en mer. C'est majeur comme dossier pour nos travailleurs de la mer. En plus, on sait très bien qu'il va y avoir beaucoup plus de bateaux qui vont circuler dans le golfe du Saint-Laurent avec l'exploitation (éventuelle) de la cimenterie et le projet pétrolier à Belledune.»

Selon elle, si la Table des préfets avait été sollicitée plus tôt, peut-être que le sort de la radio maritime en aurait été autrement. Il n'empêche, la Table des préfets entend poursuivre la bataille par l'entremise d'une résolution qui sera entérinée le 9 juillet et envoyée aux autorités compétentes selon laquelle «la fermeture de la radio maritime de Rivière-au-Renard entraînera la perte mesurable de connaissances locales mettant à risque des vies humaines et toute la navigation dans le golfe.»

Les préfets demandent d'ailleurs au gouvernement du Canada «la réouverture et la bonification des services» de la radio maritime de Rivière-au-Renard.

«La fermeture de la radio maritime de Rivière-au-Renard entraînera la perte mesurable de connaissances locales mettant à risque des vies humaines et toute la navigation dans le golfe.»

Diane Lebouthillier

La Table des préfets de la Gaspésie aurait souhaité être sollicitée

Fermeture de la radio maritime

Publié le 30 juin 2015

Diane Lebouthillier, préfète de Rocher-Percé.

©Photo TC Media - Thierry Haroun


Si la Table des préfets de la Gaspésie-les-îles demande à Ottawa de rouvrir le Centre des services de communication et de trafic maritime de Rivière-au-Renard, elle aurait toutefois souhaité être sollicitée par le député fédéral de la Gaspésie-les-îles, Philip Toone, de même que par les autorités municipales de Gaspé pour mener bataille afin d'éviter cette fermeture qui est entrée en vigueur le 29 juin.

C'est du moins ce qu'affirme la vice-présidente de la Table des préfets et préfète de Rocher-Percé, Diane Lebouthillier. La seule invitation qu'elle confirme avoir reçue est celle du 22 juin dernier envoyée par le bureau du député Toone qui l'invitait à la sortie médiatique du 25 juin du néodémocrate en compagnie de pêcheurs lors de laquelle ces derniers dénonçaient justement la fermeture annoncée par Ottawa.

«J'ai été surprise de recevoir cette information. D'ailleurs, notre Table n'a jamais été sollicitée (au cours des dernières années). Et il n'y a jamais eu de demandes de mobilisation de la part M. Toone ou des instances municipales (de Gaspé) auprès de la région et des élus régionaux», déplore la préfète. Elle rappelle par la même occasion que «c'est pourtant un dossier régional.»

Une question de sécurité publique

Dans ce sens, ajoute-t-elle, qu'il y a des pêcheurs partout dans la région, «d'autant que c'est une question de sécurité publique en mer. C'est majeur comme dossier pour nos travailleurs de la mer. En plus, on sait très bien qu'il va y avoir beaucoup plus de bateaux qui vont circuler dans le golfe du Saint-Laurent avec l'exploitation (éventuelle) de la cimenterie et le projet pétrolier à Belledune.»

Selon elle, si la Table des préfets avait été sollicitée plus tôt, peut-être que le sort de la radio maritime en aurait été autrement. Il n'empêche, la Table des préfets entend poursuivre la bataille par l'entremise d'une résolution qui sera entérinée le 9 juillet et envoyée aux autorités compétentes selon laquelle «la fermeture de la radio maritime de Rivière-au-Renard entraînera la perte mesurable de connaissances locales mettant à risque des vies humaines et toute la navigation dans le golfe.»

Les préfets demandent d'ailleurs au gouvernement du Canada «la réouverture et la bonification des services» de la radio maritime de Rivière-au-Renard.

«La fermeture de la radio maritime de Rivière-au-Renard entraînera la perte mesurable de connaissances locales mettant à risque des vies humaines et toute la navigation dans le golfe.»

Diane Lebouthillier