Des moules à l’abri des canards

Publié le 22 juin 2015

La culture de la moule bleue a eu pour effet de créer une nouvelle ressource alimentaire stable et abondante pour les canards migrateurs.

©Photo É. Varennes

Une nouvelle méthode de protection des moules sera mise à l’essai cet été dans la baie des Chaleurs, au Québec. Ce projet aura pour objectif de tester, sur des sites mytilicoles commerciaux, l’efficacité d’une cage protectrice contre la prédation des canards migrateurs.

Le développement de l’industrie mytilicole et des opérations aquacoles à grande échelle dans les eaux côtières ont inévitablement changé le paysage littoral, affectant ainsi la faune qui y vit.

La culture de la moule bleue a eu pour effet de créer une nouvelle ressource alimentaire stable et abondante pour les canards migrateurs lors de leurs longs déplacements. De plus, les filières servant à l’élevage de moules sont déployées d’année en année, aux mêmes endroits et, souvent, leurs structures permettent aux canards de les localiser.

Conséquemment, les canards tirent profit de cette nouvelle source de nourriture. La prédation des moules d’élevage par les canards plongeurs au cours de leurs migrations printanière et automnale a causé d’importantes pertes économiques dans les provinces de l’Atlantique, en Colombie-Britannique et au Québec.

Différentes techniques d’effarouchement sont utilisées pour protéger les cultures. Toutefois, la plupart de ces techniques s’avèrent insatisfaisantes : Perte d’efficacité dans le temps, car les oiseaux développent un comportement d’habituation au stimulus d’effarouchement (ex. : dissuasion visuelle avec des épouvantails); Action à petite échelle spatiale et dérangeante pour le voisinage (ex. : dissuasion sonore à l’aide d’enregistrement ou de tir de canon); Importants coûts financiers (ex. : poursuite en bateau et tir à blanc); Diminution du rendement de la production (ex. : matériel de boudinage protecteur).

La méthode de protection des moules la plus efficace contre les canards semble être, pour l’instant, l’utilisation de filets d’exclusion sous-marins. Leur utilisation, considérée comme une barrière physique, permet de s’affranchir du phénomène d’habituation, donc d’être efficace à long terme.

Le projet de cet été mené par des scientifiques de l’Institut Maurice-Lamontagne, en collaboration avec des entreprises aquacoles locales, visera à améliorer cette méthode afin qu’elle respecte les règles de conservation, et plus particulièrement : à développer des prototypes de cages protectrices à partir de matériaux couramment utilisés dans le domaine de la pêche et accessibles sur le marché local; à déterminer le type de filet optimal pour éviter la prise accidentelle de canards et l’accumulation de biosalissure.

Le projet servira également à déterminer l’efficacité, contre la prédation des canards, de la méthode par cage protectrice.

(Source: André Drapeau Gestion des pêches)

En manchette

Le Centre communautaire de Gascons sera rénové

Des efforts importants seront mis en branle dès cette année pour rénover le centre communautaire situé dans le secteur Gascons (arrière de l’église de cette paroisse) de la municipalité de Port-Daniel-Gascons.

Des moules à l’abri des canards

Publié le 22 juin 2015

La culture de la moule bleue a eu pour effet de créer une nouvelle ressource alimentaire stable et abondante pour les canards migrateurs.

©Photo É. Varennes


Une nouvelle méthode de protection des moules sera mise à l’essai cet été dans la baie des Chaleurs, au Québec. Ce projet aura pour objectif de tester, sur des sites mytilicoles commerciaux, l’efficacité d’une cage protectrice contre la prédation des canards migrateurs.

Le développement de l’industrie mytilicole et des opérations aquacoles à grande échelle dans les eaux côtières ont inévitablement changé le paysage littoral, affectant ainsi la faune qui y vit.

La culture de la moule bleue a eu pour effet de créer une nouvelle ressource alimentaire stable et abondante pour les canards migrateurs lors de leurs longs déplacements. De plus, les filières servant à l’élevage de moules sont déployées d’année en année, aux mêmes endroits et, souvent, leurs structures permettent aux canards de les localiser.

Conséquemment, les canards tirent profit de cette nouvelle source de nourriture. La prédation des moules d’élevage par les canards plongeurs au cours de leurs migrations printanière et automnale a causé d’importantes pertes économiques dans les provinces de l’Atlantique, en Colombie-Britannique et au Québec.

Différentes techniques d’effarouchement sont utilisées pour protéger les cultures. Toutefois, la plupart de ces techniques s’avèrent insatisfaisantes : Perte d’efficacité dans le temps, car les oiseaux développent un comportement d’habituation au stimulus d’effarouchement (ex. : dissuasion visuelle avec des épouvantails); Action à petite échelle spatiale et dérangeante pour le voisinage (ex. : dissuasion sonore à l’aide d’enregistrement ou de tir de canon); Importants coûts financiers (ex. : poursuite en bateau et tir à blanc); Diminution du rendement de la production (ex. : matériel de boudinage protecteur).

La méthode de protection des moules la plus efficace contre les canards semble être, pour l’instant, l’utilisation de filets d’exclusion sous-marins. Leur utilisation, considérée comme une barrière physique, permet de s’affranchir du phénomène d’habituation, donc d’être efficace à long terme.

Le projet de cet été mené par des scientifiques de l’Institut Maurice-Lamontagne, en collaboration avec des entreprises aquacoles locales, visera à améliorer cette méthode afin qu’elle respecte les règles de conservation, et plus particulièrement : à développer des prototypes de cages protectrices à partir de matériaux couramment utilisés dans le domaine de la pêche et accessibles sur le marché local; à déterminer le type de filet optimal pour éviter la prise accidentelle de canards et l’accumulation de biosalissure.

Le projet servira également à déterminer l’efficacité, contre la prédation des canards, de la méthode par cage protectrice.

(Source: André Drapeau Gestion des pêches)