Claudine Roy, une femme d’affaires impliquée

Frédéric Durand frederic.durand@tc.tc Publié le 24 octobre 2015

À 60 ans, Claudine Roy ne ralentit pas. En plus de sa vocation entrepreneuriale, elle s’occupe du Tour de la Gaspésie (TDLG), qu’elle a fondé il y a 13 ans.

©Photo gracieuseté

De son propre aveu, Claudine Roy a toujours versé dans le domaine des affaires. Son parcours, qu’elle a partagé avec le groupe de 85 femmes d’affaires qui ont participé au colloque annuel de Femmessor, aura su en inspirer plus d’une.

« C’était la première fois que je donnais une conférence de la sorte. Ça a été un grand moment de vie. C’était assez impressionnant et touchant de voir la réaction des gens », explique l’entrepreneure.

Parcours

Mme Roy explique que peu de temps après sa naissance, à l’âge de trois mois, une méningite avait fait dire au médecin qu’elle ne survivrait probablement pas. Elle a repris vie après avoir été ointe d’huile de St-Joseph. « Depuis, je fonce vers l’avant. Chaque matin, je me dis « Wow », et je commence ma journée. J’ai le goût de vivre, j’aime la vie et je mords dedans », dit-elle.

Au cours de sa carrière, elle a fondé bon nombre d’entreprises. « J’ai toujours eu de petits commerces ici et là; des immeubles que je rénove et que je loue », indique-t-elle.

L’entreprise pour laquelle elle est la mieux connue est le Brise-Bise, à Gaspé, qu’elle a fondé et administré pendant 29 ans. Elle a financé le lancement de son entreprise, au gré de petits emprunts de 2000 $, 400 en tout, auprès de particuliers. Elle en a transféré la propriété à un jeune Gaspésien, Simon Poirier, originaire de Saint-Siméon, en janvier. « Pour moi c’était important de faire ce transfert. À un moment donné, il faut savoir passer les rênes. Ça a été immensément agréable; un beau transfert d’entreprise. Quand il a besoin de moi, je suis toujours là, comme mentor, ainsi que comme ange financier », note-t-elle.

Elle se fait également un plaisir d’offrir ses conseils à d’autres entrepreneurs de la région. « Je donne ce que je peux pour aider la communauté gaspésienne. C’est au cœur de ma mission », note-t-elle.

Aujourd’hui, en plus de travailler à redonner ses lettres de noblesse à l’Auberge sous les arbres, acquise depuis peu, elle siège sur de nombreux conseils d’administration, notamment ceux d’Investissement Québec, du Capital régional coopératif de Desjardins, et du journal <I>Le Devoir<I>. Pour y arriver, elle est retournée sur les bancs d’école au programme du Collège des administrateurs de sociétés certifiées à l’Université Laval. Elle a reçu son diplôme le 9 septembre après trois ans d’études.

Puisque son histoire en a vraisemblablement inspiré plusieurs, envisage-t-elle d’écrire sa biographie? « J’ai des amis qui me l’offrent depuis longtemps. On verra », indique-t-elle. Pour l’instant, elle est occupée à vivre.

« Être entrepreneur, c’est inné, t’as ça dans le sang. »

Claudine Roy

En manchette

Pénurie de main-d'oeuvre en tourisme en vue

Par Thierry Haroun - Si la tendance se maintient, la pénurie de main-d'oeuvre dans le secteur touristique en Gaspésie pourrait s'accentuer et causer bien des tracas pour les acteurs intéressés. Un enjeu que prend très au sérieux Tourisme Gaspésie.

Claudine Roy, une femme d’affaires impliquée

Frédéric Durand frederic.durand@tc.tc Publié le 24 octobre 2015

À 60 ans, Claudine Roy ne ralentit pas. En plus de sa vocation entrepreneuriale, elle s’occupe du Tour de la Gaspésie (TDLG), qu’elle a fondé il y a 13 ans.

©Photo gracieuseté


De son propre aveu, Claudine Roy a toujours versé dans le domaine des affaires. Son parcours, qu’elle a partagé avec le groupe de 85 femmes d’affaires qui ont participé au colloque annuel de Femmessor, aura su en inspirer plus d’une.

« C’était la première fois que je donnais une conférence de la sorte. Ça a été un grand moment de vie. C’était assez impressionnant et touchant de voir la réaction des gens », explique l’entrepreneure.

Parcours

Mme Roy explique que peu de temps après sa naissance, à l’âge de trois mois, une méningite avait fait dire au médecin qu’elle ne survivrait probablement pas. Elle a repris vie après avoir été ointe d’huile de St-Joseph. « Depuis, je fonce vers l’avant. Chaque matin, je me dis « Wow », et je commence ma journée. J’ai le goût de vivre, j’aime la vie et je mords dedans », dit-elle.

Au cours de sa carrière, elle a fondé bon nombre d’entreprises. « J’ai toujours eu de petits commerces ici et là; des immeubles que je rénove et que je loue », indique-t-elle.

L’entreprise pour laquelle elle est la mieux connue est le Brise-Bise, à Gaspé, qu’elle a fondé et administré pendant 29 ans. Elle a financé le lancement de son entreprise, au gré de petits emprunts de 2000 $, 400 en tout, auprès de particuliers. Elle en a transféré la propriété à un jeune Gaspésien, Simon Poirier, originaire de Saint-Siméon, en janvier. « Pour moi c’était important de faire ce transfert. À un moment donné, il faut savoir passer les rênes. Ça a été immensément agréable; un beau transfert d’entreprise. Quand il a besoin de moi, je suis toujours là, comme mentor, ainsi que comme ange financier », note-t-elle.

Elle se fait également un plaisir d’offrir ses conseils à d’autres entrepreneurs de la région. « Je donne ce que je peux pour aider la communauté gaspésienne. C’est au cœur de ma mission », note-t-elle.

Aujourd’hui, en plus de travailler à redonner ses lettres de noblesse à l’Auberge sous les arbres, acquise depuis peu, elle siège sur de nombreux conseils d’administration, notamment ceux d’Investissement Québec, du Capital régional coopératif de Desjardins, et du journal <I>Le Devoir<I>. Pour y arriver, elle est retournée sur les bancs d’école au programme du Collège des administrateurs de sociétés certifiées à l’Université Laval. Elle a reçu son diplôme le 9 septembre après trois ans d’études.

Puisque son histoire en a vraisemblablement inspiré plusieurs, envisage-t-elle d’écrire sa biographie? « J’ai des amis qui me l’offrent depuis longtemps. On verra », indique-t-elle. Pour l’instant, elle est occupée à vivre.

« Être entrepreneur, c’est inné, t’as ça dans le sang. »

Claudine Roy