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Tous les espoirs sont permis lors de la visite du Premier ministre

Publié le 4 mai 2017

Le dossier du train est sans doute le plus important pour le développement futur de la Gaspésie. (Photo TC Media - Archives)

 

Les députés Gaétan Lelièvre et Sylvain Roy espèrent que le Premier ministre en visite à Percé en profitera pour régler certains dossiers.

Ils disent : « La venue du premier ministre en région est un moment particulièrement important, d’autant plus que la Gaspésie affiche plusieurs dossiers majeurs qui s’éternisent sur les bureaux ministériels depuis l’arrivée du gouvernement actuel. »

Dans un communiqué de presse émis hier, les députés font l’historique de la présence libérale au Québec et surtout en Gaspésie, depuis deux ans.

« Les deux premières années du mandat du gouvernement libéral en place ont été teintées d’un air d’austérité aigue particulièrement dans les régions du Québec comme la Gaspésie. Ces coupures budgétaires importantes conjuguées à un retour à la centralisation ont fait mal à l’économie et la population gaspésienne », disent-ils.

En plus de devoir composer avec un retrait important de l’appui gouvernemental, les élus municipaux et les leaders socio-économiques doivent composer avec un coffre à outils dégarni. Par exemple, depuis 2014, l’enveloppe budgétaire annuelle de la région dédiée à l’occupation du territoire est passée de 13M$ à 1,5M$ pour la Gaspésie et 1,3M$ pour les Îles-de-la-Madeleine (nouveau programme FARR).

Les Gaspésiens, au même titre que l’ensemble des citoyens du Québec, ont droit à l’accompagnement de l’État notamment à l’égard du maintien de leurs infrastructures et services essentiels pour leur garantir une digne occupation de leur territoire.

Les députés de Gaspé et Bonaventure souhaitent sincèrement que la venue du premier ministre du Québec en Gaspésie permette le dénouement positif des enjeux majeurs de la région.

Parmi ces enjeux, la question du transport demeure la pierre angulaire sur laquelle repose une grande partie de l’avenir de la région. Les deux députés gaspésiens souhaitent que le gouvernement confirme des engagements concrets notamment à l’égard des dossiers suivants.

Service ferroviaire en Gaspésie

Consensus unanime de la région pour le retour du train de marchandises de Matapédia à Gaspé

Les régions urbaines ont eu droit à leur part d’investissement dans leurs infrastructures de transport à la hauteur de plusieurs milliards (Pont Mercier, Pont Champlain, Autoroute Henri IV, REM, SRB/troisième lien).

L’usine LM WindPower de Gaspé (400 – 500 emplois) a besoin du chemin de fer pour l’exportation de ses pâles.

Futur projet gazier (Bourque) dans la Côte-de-Gaspé a besoin du chemin de fer.

La zone industrialo-portuaire de Gaspé a besoin du chemin de fer à des fins d’intermodalité.

Le parc industriel de Chandler a besoin du chemin de fer.

La Cimenterie McInnis a besoin du chemin de fer.

Deux études réalisées en 2016, l’une commandée par le MTQ et l’autre par la Société de Chemin de fer, situent les coûts de réhabilitation du rail à entre 86M$ et 120M$.

Ces estimations sont très importantes lorsqu’on les met en relation avec les coupures subies par le réseau routier gaspésien depuis 2014.

Érosion de la route 132 sur la côte nord-gaspésienne

Les tempêtes de décembre et janvier ont occasionné la fermeture de plus de 130 km dans la MRC de la Haute-Gaspésie.

Des résidents du secteur concernés ont été enclavés partiellement ou totalement pendant près de 3 jours.

Cette route nationale, incluant ses ouvrages de protection, a été construite il y a plus de 35 ans et a pratiquement atteint leur durée de vie estimée à l’époque.

Le MTQ accuse un retard sur son programme de planification du remplacement ou de réhabilitation de cette route. Aucun travail d’amorcé. Les conditions météorologiques étant de plus en plus agressives, il est prévu que des situations de destruction et de fermeture temporaire de la route nationale seront de plus en plus fréquentes.

Le MTQ doit amorcer sans délai les travaux de planification, conception et réalisation des ouvrages permettant d’assurer la libre circulation des personnes et des marchandises sur l’unique route nationale desservant la MRC de la Haute-Gaspésie.

Dans l’attente de la réalisation des travaux permanents, le MTQ doit acquiescer à la demande unanime des élus municipaux et intervenants économiques de la MRC à l’effet de rendre opérationnelles les différentes voies de contournements routières existantes sur le territoire afin d’éviter l’enclavement des communautés.

Quai de Percé

Pêches et Océans Canada actuel propriétaire du quai de Percé a annoncé officiellement sa volonté de fermer et éventuellement démolir le quai de Percé advenant l’absence d’entité disposée à en acquérir la propriété.

La section du quai de Percé est déjà fermée depuis plus d’un an en raison de son état de détérioration.

Les tempêtes de décembre et janvier dernier ont possiblement affaibli davantage cette infrastructure rendant incertaine l’utilisation du quai par les pêcheurs et entreprises de croisières locales.

À court terme et afin de garantir la saison touristique 2017, Pêches et Océans Canada doit apporter les réparations urgentes et nécessaires pour permettre l’utilisation du quai.

Considérant que la Ville de Percé a confirmé sa décision de ne pas se porter acquéreur du quai en raison des risques financiers largement supérieurs à sa capacité financière limitée.

Considérant que selon les données recueillies par la Ville de Percé, 90% de l’achalandage au quai est attribuable aux bateaux de croisières desservant le Parc national de l’Île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé, propriété de la SÉPAQ, du gouvernement du Québec.

Considérant ces données, il serait inéquitable et inadmissible d’obliger la Ville de Percé à se porter acquéreur, à entretenir annuellement et à effectuer les réparations majeures qui seront requises au fil des ans pour un quai utilisé à 90% par le gouvernement du Québec. En conséquence, Québec (STQ ou SÉPAQ) doit prendre en charge cette infrastructure dont la mission déborde largement le caractère local d’une municipalité.

Transport aérien en région

La présence d’un service aérien accessible en région en 2017 s’avère plus que jamais une condition de développement incontournable.

La Gaspésie est dotée de plusieurs aéroports qui, pour la plupart, ont besoin d’améliorations aéroportuaires, toutefois la problématique principale dans ce dossier réside dans le fait que le coût du billet d’avion (Gaspé – Montréal aller-retour 1000$ à 1600$) est beaucoup trop élevé pour permettre à la clientèle locale, régionale et touristique de bénéficier du service.

National Geographic a reconnu à 6 reprises dans les dernières années le potentiel énorme de la Gaspésie au plan touristique. Comment développer une clientèle nationale et internationale avec de tels prix?

La venue de jeunes familles, d’entreprises et de travailleurs spécialisés en région pourrait être largement facilitée advenant la présence d’un service de transport aérien abordable.

Le gouvernement du Québec doit se pencher prioritairement sur la problématique du transport aérien dans les régions. Un sommet national sur le dossier est prévu à l’hiver 2018. Nous devons passer rapidement l’étape des sommets et des études à l’étape de la mise en place d’un service aérien desservant de façon efficace et abordable l’ensemble des régions dites éloignées du Québec.