Un Gaspésien de Chandler se démarque dans une compétition mondiale en ingénierie!


Publié le 29 mai 2017

Originaire de Pabos, Raphaël Leblanc s’est démarqué le mois dernier lors d’une compétition mondiale d’ingénierie aux États-Unis.

©Photo gracieuseté

Un Gaspésien originaire du quartier Pabos à Chandler, Raphaël Leblanc, s’est démarqué le mois dernier lors d’une compétition mondiale d’ingénierie aux États-Unis. 

En effet, les étudiants du club Baja de L’École de technologie supérieure (ÉTS) de Montréal, dont le capitaine de l’équipe Raphaël Leblanc, étudiant en génie mécanique, ont réalisé cet exploit à la compétition Baja SAE California à Gorman en Californie.

L’équipe québécoise est montée sur la plus haute marche du podium à l’issue d’une compétition relevée entre pas moins de 92 équipes universitaires venant de partout sur la planète.

Un défi d’ingénierie

Le défi de ces étudiants en ingénierie était de concevoir et de fabriquer un prototype de véhicule tout-terrain monoplace pouvant performer sur différents types de terrains accidentés.

Quelques règles devaient toutefois être respectées : le véhicule devait être fiable, maniable, ergonomique et économique, en plus de présenter un potentiel de production commerciale pour le marché récréatif.

La performance du club montréalais en Californie est attribuable à l’intégration d’une innovation entièrement conçue et développée par les étudiants du club, soit un dispositif de contrôle électronique couplé à une transmission à variation continue. Cette dernière permet d’optimiser l’utilisation du moteur de façon à exploiter sa puissance maximale à tout moment.

Selon Raphaël Leblanc, le dispositif « n’est tellement pas commun. C’est comme une « clutch » de ski-doo, mais au lieu de travailler avec des masses et des ressorts, c’est un moteur électrique qui la contrôle. »

Pour les non-initiés en mécanique, « ce système s’appelle une CVT et nous, nous l’avons rendu électronique et nous l’appelons EVT », précise l’ingénieur Leblanc.

Cette technologie est tellement prometteuse qu’elle est présentement en instance de brevet. « Oui, c’est très prometteur, car il y a plusieurs grosses industries qui essaient d’en développer. Il y a des brevets pour les années 2008 et 2009. Nous, nous avons développé notre dispositif de contrôle et c’est une des premières fois qu’une équipe offre une telle performance avec ce genre de truc-là et nous en sommes très fiers », ajoute M. Leblanc.

L’ingénieur Leblanc explique aussi que lors de la présentation du véhicule 2017 en Californie, « cette composante novatrice a suscité beaucoup de curiosité et d’admiration de la part des universités concurrentes et des professionnels du milieu. »

ÉTS

L'ÉTS, c’est L’École de technologie supérieure (ÉTS) de Montréal. L’institution fait partie du réseau de l’Université du Québec. Elle est spécialisée en ingénierie appliquée et en technologie. Elle offre une formation d'école d'ingénieurs ainsi que des programmes de cycles supérieurs allant jusqu'au doctorat. La particularité de l’ÉTS réside dans ses liens étroits avec les entreprises et son enseignement pratique. Depuis sa création, elle entretient un partenariat unique avec le milieu des affaires et l’industrie, tant avec les grandes entreprises que les PME, à l’échelle locale et internationale.