Réactions positives à la nomination de Mme Lebouthillier

Publié le 4 novembre 2015

Diane Lebouthillier lors de son assermentation à Rideau Hall.

©Prise d'écran de la SRC

Les réactions sont nombreuses et positives à la suite de la nomination de Diane Lebouthillier à un poste de ministre dans le cabinet du Premier ministre Justin Trudeau.

Éric Dubé, maire de la ville de New Richmond et président de la Société du Chemin de fer de la Gaspésie affirme que la nomination de Diane Lebouthillier au poste de ministre est très importante. « Enfin, nous aurons quelqu’un de la région qui sera assis avec les décideurs du pays. Mme Lebouthillier sera assis avec tous les décideurs et avec le premier ministre du Canada. On ne peut demander mieux. C’est une bonne nouvelle. »

Pour le préfet Jean-Guy Poirier, l’important, c’est que Mme Lebouthillier soit assise là où se prendront les décisions. « Elle sera avec les autres ministres, ceux qui ont des postes importants pour le développement économique et social dans les régions du pays. Ce sera important pour nous tous en Gaspésie. »

Malgré un poste assez effacé, responsable de l’Agence du revenu national,  le préfet Poirier croit qu’il n’y aura sans doute pas de retombées tout de suite, « mais au moins elle sera avec les autres ministres, elle sera assise à la table où se prennent les grandes décisions au pays. »

Une bonne nouvelle pour les entrepreneurs

Selon le directeur général de la Chambre de commerce Baie-des-Chaleurs, Maurice Quesnel, la nomination de Diane Lebouthillier au poste de ministre du Revenu national est très positive pour la région.  « C’est une bonne chose d’avoir quelqu’un au conseil des ministres. J’espère qu’elle pourra aider les entreprises des régions, peut-être par l’établissement de crédits d’impôt. En région, à cause des distances, ça coûte une fortune de se déplacer, en temps et en argent, et les revenus en souffrent », note-t-il. Dépendant du type d’entreprises, plusieurs entrepreneurs doivent se déplacer pour développer de nouveaux marchés.

M. Quesnel espère que la nouvelle ministre saura offrir une bonne écoute aux entrepreneurs de la région. « Il y a la fédération des chambres de commerce qui peut porter des dossiers au fédéral, mais si un dossier part de la région, c’est un plus d’avoir une voix supplémentaire », commente-t-il. Il voit d’un bon œil le changement de gouvernement en général. « Oui, le gouvernement conservateur a fait des choses correctes pour les entreprises, mais peut-être moins pour les PME, et on sait que la création d’emploi passe avant tout par ces plus petites entreprises. Je prends ça comme un vent de fraîcheur », indique M. Quesnel.

Une oreille attentive

Le maire de Bonaventure, Roch Audet, s’est dit très content d’avoir quelqu’un au pouvoir qui pourra travailler pour la région. « C’est certain que son travail comme préfète et son passé professionnel sont intéressants pour la région. On pourra sans doute avoir une bonne écoute », note-t-il. Pour Bonaventure, le principal dossier sera celui du quai de la pointe Beaubassin, dont une mise à niveau par le ministère de Pêche et Océan est prévue. « Nous sommes en pourparlers avec le ministère. On compte sur la ministre pour travailler notre dossier », indique le maire.

Les groupes de femmes se réjouissent

« Nous étions déjà contentes qu’elle soit la première femme députée de la région au fédéral, nous sommes très contentes de sa nomination comme ministre », indique Céline Breton, agente de développement pour la Table de concertation des groupes de femmes GÎM, responsable du dossier sur la participation citoyenne des femmes.

Selon Mme Breton, cette nomination devrait apporter un bénéfice économique pour la région, mais est également bon pour faire avancer le dossier de la participation des femmes en politique. « C’est un modèle positif pour d’autres femmes, et ça pourrait ouvrir la porte à d’autres », note-t-elle. En outre, Céline Breton avance que l’établissement d’un premier cabinet paritaire au Canada est une belle avancée pour les femmes. « Nous espérons que ça deviendra une tendance. M. Trudeau avait l’embarras du choix. Souvent, c’est plus une question de volonté. Il y a plusieurs femmes compétentes », indique-t-elle.

Diane Lebouthillier ministre : réactions positives du milieu

La nomination de Diane Lebouthillier à titre de ministre du Revenu national est évidemment saluée par les élus et les intervenants du milieu. Tout juste sortie d'une rencontre avec les maires de la MRC, la préfète de La Côte-de-Gaspé, Délisca Ritchie-Roussy, croit que cette nomination est de bon aloi. « C'est une très bonne nouvelle et elle va pouvoir défendre toute la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine. Ça fait longtemps que nous n'avions pas eu de ministre au fédéral. »

En effet, Rémi Bujold, député  de Bonaventure-Îles-de-la-Madeleine, a été ministre du Développement régional pendant quelques mois à peine en 1984. Avant lui, Pierre De Bané a été nommé en 1978 au conseil des ministres, à titre de ministre des Approvisionnement et des Services. Il a plus tard été nommé ministre de l'Expansion économique régionale, ministre d'État pour les Relations et ministre des Pêches et océans.

Pour revenir à Mme Ritchie-Roussy, elle rappelle les promesse du gouvernement Trudeau de bonifier le programme d'assurance-emploi, comme la réduction de deux à une semaine du temps d'attente pour les prestations ou bien l'élimination de la pénalité de 910 heures pour les nouveaux travailleurs ou ceux qui retournent sur le marché du travail. « Elle a beaucoup défendu l'assurance-emploi pendant la campagne alors c'est très bien. Elle va être capable de défendre les intérêts de la région. C'est un plus et l'ensemble des maires se joint à moi pour la féliciter. On va travailler ensemble pour le bien de la région. »

Même son de cloche pour le président de la Chambre de commerce et de tourisme de Gaspé, Olivier Nolleau, qui voit en Diane Lebouthillier quelqu'un qui maîtrise très bien les enjeux régionaux. « C'est une excellente nouvelle. C'est certain que son ministère est relativement discret, mais ça fait plusieurs années qu'on n'a pas eu un député au pouvoir. Et d'être au conseil des ministres, c'est d'autant plus une bonne nouvelle pour la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine. Elle connait très très bien les enjeux socioéconomiques de notre région et nous sommes persuadés que c'est gagnant pour tous. »

Jean-Philippe Thibault, Frédéric Durand et Alain Lavoie.