Mérinov: des millions de dollars en recherche et développement

Publié le 1 novembre 2015

Le directeur général de Mérinov, David Courtemanche.

©Photo gracieuseté

(Par Thierry Haroun)Fondée en 2010 par le MAPAQ, le Cégep de la Gaspésie-les-Îles et l'UQAR, Merinov, le Centre d'innovation de l'aquaculture et des pêches du Québec, a pour mandat de contribuer, par la recherche et le développement, le transfert et les activités techniques à l'innovation, à la compétitivité et au développement durable de l'industrie québécoise de la pêche, de l'aquaculture et de la valorisation de la biomasse marine. Survol d'un organisme qui se démarque par ses créneaux de recherche.

Son siège social est situé à Gaspé. Quatre autres infrastructures de recherche s'y greffent, soit le Centre de Gaspé qui intervient principalement en matière de valorisation des produits aquatiques. Il abrite des usines pilotes et des laboratoires d’analyses spécialisées permettant de réaliser des activités d’innovation dans le secteur de la transformation des produits et des co-produits.

Le Centre de la Côte-Nord, situé à Sept-Îles, réalise des projets de recherche et développement et d'aide technique en pêche, en mariculture et en valorisation des produits marins. Il participe notamment dans des projets de culture de la moule et du pétoncle ainsi que des algues marines.

Le Centre des Îles-de-la-Madeleine, situé à Cap-aux-Meules, joue un rôle majeur dans le développement du secteur de la mariculture en réalisant des projets de recherche, d'aide technique et de monitoring ciblant la production de la moule, de la mye, du pétoncle et de l'huître.

Et finalement,  le Centre de Grande-Rivière axe principalement ses activités sur l'innovation technique en pêche et en mariculture. Il se distingue par son expertise et ses équipements assurant le contrôle des conditions d'élevage des poissons, des crustacés et des mollusques, lit-on dans la documentation officielle.

EN CHIFFRES

Mérinov compte 86 employés, dont une trentaine liés à l'administration et aux ressources humaines et une cinquantaine d'experts, soit des techniciens de tous ordres, des professeurs-chercheurs, des ouvriers aquatiques et des chargés de projets.

Plusieurs d'entre eux sont de France et de Belgique. Le budget de recherche annuel est d'environ 8,6 millions de dollars, dont 50% provient du MAPAQ et le reste de divers programmes fédéraux et provinciaux, confirme le directeur général de Mérinov, David Courtemanche.

« Mérinov se porte bien. Il faut toutefois savoir qu'il y a eu un virage qui s'est amorcé au cours des derniers mois à la suite de la crise financière de l'an dernier (novembre et décembre 2014), alors que notre financement n'était pas assuré (par Québec) pour la pérennité de notre organisme. Et donc, le virage qui est en train de s'amorcer vise à diversifier les différentes sources de financement de sorte à nous permettre de fonctionner. Cela passe par exemple par l'augmentation des revenus autonomes et des partenariats différents tout en sollicitant des programmes de financement. Il y a aussi de l'ouverture à l'international qui est en train de s'opérer qui nous permettra de mettre en commun différentes ressources financières, matérielles et humaines », fait-il valoir.