Un 2e album en vue pour The Gaspé Project

Un 2e album en vue pour The Gaspé Project

Au centre, le chanteur et guitariste Thierry Haroun.

Crédit photo : Photo Le Pharillon – Jean-Philippe Thibault

(Un texte de Jean-Philippe Thibault) À moins d’un contretemps hors de leur contrôle, The Gaspé Project devrait retourner en studio quelque part cet hiver pour enregistrer leur deuxième album.

Dix nouvelles pièces pourront être entendues, dont la plupart que le groupe a pu faire entendre sur les scènes locales dans les derniers mois. Pour les fans de la dernière heure, trois chansons inédites seront également proposées. Encore une fois, les morceaux seront engagés et se voudront une caisse de résonance pour divers sujets d’actualité et du passé. Comme par exemple la prostitution, la liberté des peuples ou encore cette pièce à propos du conflit nord-irlandais et le nationaliste Bobby Sands, mort en prison pour avoir tenu une grève de la faim pendant 66 jours. « C’est notre angle à nous du Bloody Sunday », explique le chanteur et guitariste Thierry Haroun, en faisant référence à la tragédie qui a tué 14 civils en 1972.

Si tout va pour le mieux, l’album pourrait être lancé au printemps. Le groupe a d’ailleurs de grandes ambitions et veut en faire un événement unique. Si le tout se concrétise, The Gaspé Project pourrait faire son lancement en direct d’un toit à Gaspé. Rien d’officiel pour le moment, mais les démarches se poursuivent en ce sens.

Quant au son, il sera plus rock alternatif que rock traditionnel et folk, en partie grâce à la touche de Normand Dunn à la guitare électrique. Régis Roy sera quant à lui à la batterie alors que Richard Dunn s’occupera de la basse. « On reste avec des propos engagés, mais plus dans la « vibe » d’un rock traditionnel et folk, simplement parce que les musiciens le sentent comme ça en jouant les chansons et que ça « fitte » au boutte avec ce qu’on a le goût de faire », remarque le chanteur.

Ce dernier est d’ailleurs satisfait de la réception de leur premier album et de la musique que propose The Gaspé Project. Le groupe devrait atteindre la barre symbolique des 100 000 visiteurs uniques en 2017 sur leur site web et les écoutes se font d’un peu partout sur la planète, comme la Norvège ou encore l’Australie. Leur premier disque a été physiquement envoyé en Ukraine et au Labrador, signe que les marchés où font écho une musique peuvent parfois être surprenants. Le groupe planche d’ailleurs pour aller faire un spectacle chez nos voisins terre-neuviens.

« On ne sait pas où tout ça peut se rendre, mais la chose que je sais c’est que notre musique est écoutée ailleurs. Il faut aussi déconstruire la pensée de certains diffuseurs car nous on fait de la composition à 100%. On ne fait pas de « covers » et on ne fait pas de compromis là-dessus. En Gaspésie, je ne peux que remercier les lieux qui nous ont dit oui. C’est salutaire pour les autres bands qui s’en viennent et il y en a. Partout où on a joué, pour un band qui fait juste ses compos, je me trouve chanceux parce que c’est pas évident de faire sa marque », conclut Thierry Haroun.

En 1ère partie de Normand Brathwaite

La Fondation Élie Gauthier-Naud tiendra sa première activité de financement le vendredi 15 décembre à la salle de spectacles Thomas-Morrissey de Chandler. Audrey Miosa, The Gaspé Project et Normand Brathwaite y seront, afin de récolter des fonds qui servent à financer des projets à caractère artistique. Élie Gauthier-Naud est décédé l’an dernier à 17 ans d’un cancer des os. Le jeune homme dessinait et jouait de la musique, notamment. Ses œuvres seront d’ailleurs vendues sur place au profit de la Fondation. Les billets sont disponibles sur leur page Facebook ou sur le site web de Sapinart.